Eugène Brisson fut
maire de la ville de Bourges du 23 janvier 1878 au 18 mai 1888
Il était banquier et était
le cousin du président du Conseil à deux reprises
et de la Chambre des députés Henri Brisson.
à compléter
Eugène Brisson prend la place de
Edmond Rapin maire en poste depuis 4 ans et c'est Théophile
Lamy qui va lui succèder après 10 années
de mairat.
On retiendra de ces dix ans :
La statue de Jacques Coeur par Préault
fut inaugurée le 15 mai 1879 par le maire du moment, Eugène
Brisson. Une réplique à la même échelle
se trouve à Montpellier.
Le camp dAvor
Cest donc après la défaite
de 1870 et la Commune de 1871 que le pouvoir politique et militaire
décide la création, loin de lEst et aussi
de Paris dun camp dinstruction pour larmée.
Cette école dofficiers réunira
entre 400 et 450 élèves.
Mais en 1879, un an après son élection
comme maire de Bourges, à la suite de querelles politiques,
mettant en cause Henri Brisson, futur président du Conseil
et son cousin germain Eugène Brisson maire de Bourges,
il fut décidé que lécole de sous-officiers
serait déplacée à Saint-Maixent.
Ce fut le début semble-t-il de la décadence du
Camp dAvor, qui va « vivoter » sans retrouver
ses milliers de soldats et autres chevaux.
Aussi est-ce dans ce cadre historique que
les élus du département dont Albert Hervet travaillèrent
à une sorte de renaissance de ce Camp. On fondera alors
une nouvelle école, avec cette fois des élèves
pilotes. Avor deviendra Avord, et ce sera une base qui vit toujours
un siècle plus tard.
PREMIERES MUNICIPALES DU SIECLE
Les premières élections municipales
du XXe siècle vont beaucoup rappeler aux "Anciens",
celles de 1888. A cette époque, pour succéder au
maire radical Eugène Brisson, en place depuis huit ans,
une coalition comprenant le Docteur Mirpied et Théophile
Lamy fut constituée. Cette liste dite de concentration
républicaine avait, aux yeux des Berruyers, une sensibilité
très socialiste.
Cette liste Mirpied-Lamy, soutenue par
le grand Pierre Brisson, cousin du maire sortant, fit une campagne
acharnée, accusant Eugène Brisson de "malversations
fantastiques", et c'est ainsi qu'en 1888, Bourges se donnait
une municipalité socialiste. Mais les accords stipulaient
que si la liste l'emportait, ce serait Mirpied qui serait élu
maire. Le vote pour le poste de premier magistrat donna lieu
à une séance rocambolesque. Au premier tour de
scrutin, Lamy avait le plus de voix, mais, les bulletins blancs
ayant été comptés pour déterminer
la majorité absolue, il y eut un second tour qui vit l'élection
de .... Mirpied. Une réclamation fut déposée
auprès de la Préfecture, et, grâce à
l'aide d'Henri Brisson qui connaissait parfaitement les rouages
électoraux, la situation fut renversée : le premier
tour de scrutin comptait et Lamy se retrouva un mois plus tard
maire de Bourges