Roland Narboux -les hotels particuliers de Bourges - Encyclopédie

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LES HOTELS PARTICULIERS DE BOURGES
Par Roland NARBOUX

Bourges, possède de très nombreux hôtels paticuliers en centre-vile, ils sont dans le patrimoine et l'histoire de la ville, voici les hôtel des Méloizes, de Blosset, de Bengy, de Chouy, de Témoin, de Filz de fame... et Baucheron.

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 Hôtel Baucheron

A l'occasion de la mise en place d'une plaque sur l'Hôtel Baucheron, 3 rue Jacques Coeur, l'Encyclopédie de Bourges se propose d'étudier les grands hôtels patrimoniaux et historiques de la ville.

si vous avez des éléments : Ecrivez à : encyclopedie@bourges.net

l'hôtel Beaucheron de BourgesPeu de constructions ont marqué le XVIIIe siècle. Seuls quelques hôtels particuliers sont construits, tels que l'Hôtel de Blosset (rue Édouard Branly) l'Hôtel Témoin (actuelle bibliothèque municipale) et l'Hôtel Baucheron, situé au 3 rue Jacques Cœur.

 

L'HOTEL BAUCHERON : (suivant les notes et la plaquette de M. Guy David, avec l'aide du service presse de la Ville de Bourges)

 

L'Histoire de l'Hôtel Baucheron

Le constructeur de cet édifice est Sylvain François Baucheron, seigneur du Breuil. Il est nommé en 1737, président trésorier du bureau des finances de la généralité de Moulins. Il épouse, l'année suivante, Marie Becuau.

François René Baucheron, son fils, lui succède en 1757. Il hérite des seigneuries du Breuil, Parassay, Colombe (à Sait Baudel), Beauvoir (à Villecelin), ainsi que de la charge de président trésorier. Député de la noblesse aux États Généraux de 1789, il est arrêté sous la Terreur puis relâché.

Mr. LEBLANC LOGNY a été propriétaire de l'hotel Baucheron de 1771 à 1795.Il était le frère de Mr. LEBLANC DE MARNAVAL qui a édifié le chateau de Bouges dans l'Indre.

En 1796, la demeure est vendue à Melchior Bezave de Mazières, maire de Sainte Solange. Conseiller à la cour impériale puis royale, il réside au 3 rue Jacques Cœur avec son épouse et leurs deux filles. A sa mort, une de ses filles, mariée à Julien Cottereau (maire adjoint de Bourges), devient propriétaire de cet Hôtel.

En 1851, y réside également Charles François Marie De Laitre, capitaine au Premier régiment d'artillerie et conseiller municipal de Bourges de 1865 à 1871. Il en sera locataire jusqu'en 1880.

De 1881 à 1894, le vicomte Anatole de Bonneval, petit fils de Philippe Armand de Bonneval-Doullé, marie de Bourges de 1824 à 1828, habite cette demeure.

En 1894, Madame de Bonneval, son épouse, loue la majeure partie de l'immeuble à la Ville de Bourges qui la met à disposition du 8e corps d'armée.

Des officiers célèbres se succèdent au commandement du 8e corps d'armée et résident au 3 rue Jacques Cœur. Parmi eux, le Général Ferdinand Foch. le futur généralissime de la Grande Guerre en 1913.

Une plaque commémorative du passage de Foch est mise en place en 1951 pour le centenaire de sa naissance.

Le quartier général du 8e corps d'armée reste à cet emplacement jusqu'en 1925. L'année suivante, le Crédit Lyonnais rachète cet hôtel particulier afin de s'agrandir. Il le possède jusqu'en 1992.

Depuis, l'Hôtel du 3 rue Jacques Cœur a été vendu à des particulier et réhabilité par la société de M. Jaldi en appartements.

Construction ?

On ne connaît pas le nom de l'architecte et du constructeur de l'Hôtel Baucheron, les spécialistes pensent que l'entrepreneur Pierre Dardeau a pu participer comme Maître-maçon à la construction.

l'architecture:

Construit en 1756, l'Hôtel Baucheron est composé d'un grand corps de logis à trois niveaux situé à gauche de la cour d'honneur. Du côté droit, se trouve l'aile de commun. Le fond de la cour, quant à lui, est occupé par un petit jardin.

A noter que le traditionnel " U " avec corps de logis en fond de cour a été abandonné. Cela peut s'expliquer par le fait qu'un bâtiment préexistant a peut-être été, au moins en partie, repris pour construire le corps de logis du XVIIIe siècle.

Le corps du logis est monumental avec ses deux niveaux surmontés d'un étage et ses cinq travées de baies de part et d'autre de la porte d'entrée.

La façade de l'Hôtel rappelle celle d'un château du XVIIIe siècle.

Le corps de logis est simple en profondeur et ne comporte qu'une seule rangée de pièces éclairées sur la cour.

Selon Jacques Lelièvre, cet hôtel présente en sa façade tous les éléments de noblesse architecurale et les caractéristiques de style "rocaille" de l'époque Louis XV. Le Grand Logis comporte sur 3 niveaux un certain nombre d'innovations. Le rez de chaussée est un accueil, avec une cage d'escalier désservant les 2 niveaux.

Au premier étage, 4 ou 6 appartements avec un bon confort pour l'époque.Les chambres sont éclairées par 2 croisées.

Le décor est concentré sur la travée centrale, le décor est surmonté d'une toiture couverte en pavillon. L'avant corps central est réalisé en pierre de taille. Des pilastres l'encadrent au premier étage.

Le linteau de la porte d'entrée est surmonté d'un cartouche de style rocaille. Le dernier niveau est percé d'une ouverture en œil de bœuf. Là, sont sculptées les armes des propriétaires, François Baucheron et Marie Becuau. Une guirlande de fleurs orne cette ouverture.

A gauche de la porte d'entrée, une plaque de cuivre mentionne la date de construction et le nom de l'entrepreneur, M. Dardault.

Le grand escalier en pierre est majestueux, les rampes en fer forgé sont décorées de motifs végétaux, caractéristiques de l'époque Louis XV.

Sur la porte d'entrée, le linteau cintré est sculpté avec un coquillage.

intérieur hôtel Beaucheron de Bourges

Une plaque commémorative a été mise en place le samedi 14 janvier 2006, par M. Serge Lepeltier, ancien ministre et maire de Bourges.

Hôtel des Méloizes:
 
Cet Hôtel est situé à proximité du Palais Jacques Coeur, il jouxte le théâtre Jacques Coeur. Il a été construit par un architecte berruyer, Jean Lejuge entre 1623 et 1628, afin d'habriter le Bureau des Finances de la généralité de Bourges.
La disposition du corps de logis, entre cour et jardin, est fréquente dans les hôtels parisiens de cette époque classique.
C'est aujourd'hui un hôtel privé, dont la façade demanderait un beau et bon ravalement.
 
Hôtel de Bengy:
 
La date de l'Hôtel qui est situé sur la place des 4 Piliers figure dans un cartouche et c'est indiqué 1677. Pourtant tous les spécialistes affirment que ce monument a été édifié dans la première partie du siècle, les caractères architectureaux et décoratifs en sont la preuve. Les dessins des façades, les hauts des combles élancés ou les épis de faîtage sont davantage de 1620 ou 1630.
Alors pourquoi cette date tardive ? une énigme de plus.
 
Hôtel Témoin :
 
Il est situé lui aussi place des 4 Piliers
C'est encore un hôtel du XVIII e siècle, dont l'avant corps est arrondi et donne directement sur la rue. Il date du règne de Louis XV et le portail d'entrée est surmonté d'un cartouche de style rococo.
Le décors intérieur est du style Directoire. La cour intérieure bénéficie d'une acoustique tout à fait exceptionnelle.
cet hôtel renferme le fond "Berry" de la bibliothèque municipale.
 
Hôtel de Chouy:
Il a été construit pour un chanoine, Charles de Chouy dans les années 1660. Il a une forme assez classique avec un plan en forme de "U" comprenant un corps de logis en fond de cour. Le portail d'entrée, de style dorique, est encadré par deux pavillons.
De 1675 à 1720, cet hôtel particuulier a logé les intendants de la généralité du Berry, et en particulier un parent de Colbert : Dey de Séraucourt.
Il est occupé aujourd'hui par monseigneur l'archevêque de Bourges.
 
Hôtel de Blosset :
Il est situé rue Edouard Branly et il date du XVIII e siècle. C'est un bel exemple d'hôtel construit à Bouirges sous le règne de Louis XV. Il témoigne aussi nous dit une plaquette du Patrimoine de l'engouement de cette époque pour les décors d'inspiration exotique, "comme les dragons, chimères et autres campanile orientalsant".
 
Hôtel Filz de Fame
Cet hôtel est peu connu, il est situé sur la place Saint Bonnet, très exactement au N° 5 de la rue Voltaire.
Ce logis fut construit par Pierre Filz de Fame, qui fut d'abord échevin de Bourges, puis maitre des monnaies sous le règne de Charles VIII.
On trouve une maison très élégante, datant du début du XVI e siècle, avec un escalier à vis et des fenètre à meneaux. Une petite tourelle polygonale est intéressante. Selon un dispositif qui se rencontre parfois dans des maisons identiques, de cette époque, deux petites pièces dites "trésor garde robe" sont greffées sur les pièces principales. A noter l'absence d'une lucarne qui a été "récupérée" par un antiquaire parisien.
Dans cet ensemble, constitué de 3 maisons qui se sont faites au fil des ans, la société Berry Sologne a réhabilité l'ensemble pour réaliser des logements HLM.
 
 

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