Serge Lepeltier est né au Veurdre, dans
l'Allier, à la limite du Cher, le 12 octobre 1953. Ses
études le conduisent à Moulins au pensionnat Saint
Gilles, puis à Clermont Ferrand et enfin au collège
Stanislas à Paris.
Diplômé de HEC, les Hautes
Etudes Commerciale, il ne franchit pas les portes de l'ENA, trahi
au concours par la langue de Shakespeare. Ne pas être énarque,
cela lui rendra peut être service un jour
..
Il commence une carrière professionnelle dans le commerce,
chez Quelle en 1979, puis dans une coopérative de vignerons,
à Rasteau dans le Vaucluse, il en est le directeur général
de 1980 à 1986. C'est à cette époque qu'il
revient en Berry dans l'entreprise familiale de travaux publics
François Lepeltier, son oncle.
Gaulliste de toujours, c'est en 1975 qu'il entre à l'UDR,
le futur RPR de Jacques Chirac à qui il sera fidèle
en toute circonstance. En 1977, alors que Bourges passe à
la gauche après 18 ans de droite, Serge Lepeltier s'essaie
dans le XV e arrondissement à Paris. Puis, un an plus
tard, en 1978, il s'essaie aux législatives en Moselle,
est battu, mais rencontre son épouse Viviane.
Sur d'autres plans, le maire de Bourges est passionné
de plongée sous-marine, et chaque année, il s'en
va visiter les eaux profondes de notre globe.
Sa biographie est dans une
page spéciale : CLIQUER
ICI
A Bourges, c'est à la suite de la
défaite de la droite conduite par Camille Michel qu'il
apparaît pour la première fois sur la scène
publique.Dans un coin du journal local, La Nouvelle république,
figure en effet la photo floue de ce nouveau conseiller municipal,
âgé de 35 ans. Il est diplômé de HEC,
habite le Val d'Auron et possède l'étiquette RPR.
Quelque temps plus tard, ce nouveau conseiller municipal fait
la " Une" des journaux locaux, car le groupe Lepeltier
passe sous le contrôle de GSM, un des leaders en France
des travaux publics, et François Lepeltier alors âgé
de 49 ans vend son groupe et se retire, fortune faite. A la demande
de GSM, son neveu Serge Lepeltier, dans la profession depuis
3 ans, devient directeur de 3 des sociétés de GSM
et PDG de la quatrième, "Lepeltier Travaux Publics".
Dans l'interview
de ce 12 avril 1989, Serge Lepeltier parle de son double rôle,
"Dans les Conseils municipaux, c'est bien d'avoir un entrepreneur
qui connaisse les réalités de la vie économique".
Et Bruno Bécard pour La Nouvelle République décrit
ainsi le futur chef de file de la droite municipale : "Grand,
jeune, ouvert, les lunettes sur le nez, le nouveau responsable
du groupe Lepeltier répond sans détours dans son
bureau spacieux, situé route de Berry Bouy à Saint
Doulchard".
Les législatives
de mars 1993
Au niveau national, le président
de la République, François Mitterrand, en "fin
de règne", est malade, il souffre d'un cancer de
la prostate ce qui fait dire à beaucoup qu'il ne terminera
pas son second septennat. Le gouvernement est aussi à
bout de course. Pierre Bérégovoy s'empêtre,
lui aussi, dans des " d'Affaires politico financières
"
Le département du Cher est découpé
en trois circonscriptions et la ville de Bourges aussi. Ce découpage a été réalisé
par Charles Pasqua en 1986/88, il veut "bétonner"
comme le disent ses adversaires la 1e circonscription pour Deniau
et
celle de Bourges-Vierzon pour Rimbault affirmera la
Droite.
On a Bourges-Vierzon avec Jacques Rimbault pour député,
un tracé sur mesure pour la gauche et le Parti communiste.
Inversement Bourges, le pays Fort et Sancerre, sont tracés
pour la droite, c'est le fief de Jean François Deniau
que Maxime Camuzat veut conquérir. Enfin, Bourges, le
Boischaud et Saint-Amand, est plus indécis. Le siège
est détenu par le socialiste Alain Calmat, il est visé
par Jean Claude Sandrier pour le Parti communiste et Serge Lepeltier
pour le RPR.
Le premier tour se déroule le 21
mars 1993, et c'est la première surprise. La NR titre
"Coup de tabac dans la Cher". Le Parti
socialiste s'effondre, avec en premier lieu Alain Calmat qui
est dans une situation désespérée avec 20%
des suffrages face au RPR Serge Lepeltier qui a 34% des suffrages,
quant à Jean Claude Sandrier, il n'en obtient que 14%.
Il n'a manqué que 221 voix pour Jean François Deniau
afin d'être élu au premier tour, et la grande surprise,
c'est le "mano à mano" de Frank Thomas-Richard,
et de Jacques Rimbault, tous deux à 28% alors que Jean
Rousseau, maire de Vierzon ne fait pas 10%.
Le second tour est rude, mais le Cher envoie au Palais Bourbon
trois députés de droite, Deniau, Lepeltier
et Thomas-Richard, Jacques Rimbault est battu.
En mars 1994, se déroulent à
un an des prochaines échéances municipales, le
renouvellement de plusieurs canton du Cher. Se présentent
les deux chefs de files du RPR et de l'UDF, tous deux députés,
Serge Lepeltier et Frank Thomas-Richard. Dans un premier temps,
ils sont tous deux candidats sur le même canton, Bourges
2, situé dans la circonscription du député
UDF, Jean François Deniau. Face au désordre que
ce duel fratricide aurait engendré, Frank Thomas-Richard
s'en va dans un canton "sans problème", mais
loin de Bourges, Lury-sur-Arnon. Serge Lepeltier quant à
lui, ne se présente pas, comme cela semblait logique sur
le canton de Bourges 3, tenu par Marguerite Renaudat, ne voulant
pas abîmer son image dans un combat plus que difficile.
Serge Lepeltier se présente et l'emporte à Bourges
2, mais à Lury, Frank Thomas-Richard se retrouve en face
d'un candidat local "sans étiquette", soutenu
par le RPR, Rémy Pointereau. Le combat est rude et la
faconde du député ne suffit pas à convaincre
les électeurs berrichons
.. Qui envoient à
l'Hôtel du département Rémy Pointereau lequel
s'est maintenu au second tour, alors qu'il était devancé
de 14 voix par Frank Thomas-Richard.
A cette époque, à l'automne
1993, Denis Daumin de La Nouvelle République écrit
:
"
La rumeur attribue à Serge Lepeltier un strapontin ministériel
à la faveur d'un prochain remaniement du gouvernement.
"
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Les
municipales de 1995
Dans le Cher, il brigue tous les mandats qui s'offrent, conseiller
régional, conseiller général, député
du Cher, il est vainqueur à chaque élection, et
cela continuera, avec pour seul faux pas, les législatives
à venir de 1997.
C'est un peu avec de la chance qu'il devient conseiller municipal
de l'opposition en 1989, à la suite de la défaite
puis de la démission de Camille Michel.
Son parcourt, pour l'historien est voisin
de celui de Henri Laudier avant guerre, et il est à classer
dans les " grands maires " de Bourges au même
titre que Raymond Boisdé et Jacques Rimbault.
Serge Lepeltier
et son équipe
L'équipe qui arrive au pouvoir municipal
semble cohérente. Entre les leaders des formations de
droite, il n'y a pas à proprement parler de concurrence.
Frank Thomas-Richard est député et ses fonctions
dans le domaine social lui vont comme un gant. Frédérique
Deniau est très à l'aise dans les dossiers difficiles
de l'enseignement supérieur. Sa connaissance du milieu
parisien et la présence de Jean François Deniau
à la tête du département sont des atouts
non négligeables.
Beaucoup
des adjoints comme Roland Chamiot, Josette Csorgei ou Philippe
Gitton sont des fidèles envers leur maire et travaillent
beaucoup avec d'application.
D'autres cherchent leur marque, c'est le cas d'Alain Philippe
et sa rigueur souvent critiquée, c'est Laurent Van Damme
qui veut "rentrer dans le lard de l'opposition en permanence",
quant à Jean Marie Nunez, c'est un théoricien,
il voudrait pouvoir posséder un plan global du Bourges
futur, en particulier sur l'urbanisme.
Les premiers dossiers portent sur des thèmes qui découlent
de la campagne électorale. C'est ainsi que le manque de
sécurité nécessite l'étude délicate
de l'installation d'une police municipale. Ce sont aussi les
soubresauts des industries d'armement et les pertes d'emploi
continues.
A Bourges, les nouvelles lois sur le cumul
des mandats imposent aux hommes politiques des choix. Ainsi,
il devient difficile d'avoir plusieurs mandats, et la loi interdit
à un conseiller général d'être maire
d'une grande ville. Serge Lepeltier quitte le Conseil général
le 6 juillet 1995, et son siège d'élu du canton
II est remis en jeu. Frank Thomas-Richard se présente,
est élu, puis, pour une bévue administrative, de
non-production des comptes de campagne dans les délais,
il est invalidé en décembre 1996 et le siège
est à nouveau remis en jeu. Jacques Fleury, président
du quartier Emile Martin et conseiller municipal est élu
à son tour.
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Période
de doute et de difficultés :
Serge Lepeltier le répétera
à plusieurs reprises, il garde un très mauvais
souvenir des deux premières années de son mandat. Les projets n'avancent pas et certaines promesses
électorales, comme le parking Cujas ou la patinoire à
l'Hôtel Dieu sont tout simplement rejetés aux oubliettes.
D'autres projets en cours sont brocardés par beaucoup.
Mais le plus grave, c'est le manque
de cohésion de l'équipe, ce qui se traduit
par des démissions au niveau des adjoints, ce qui fait
toujours désordre.
La première crise, éclate à la fin de l'année
1995 avec Laurent Van Damme ! Le 9 décembre, au Bureau
municipal du lundi soir, le maire expose la situation : il retire
à Laurent Van Damme la délégation qu'il
lui avait donnée pour " indiscipline " dans
le cadre d'une représentation du maire visant à
sanctionner un employé municipal condamné par un
tribunal pour "travail au noir". C'est la première
crise de la municipalité. Le maire affirme qu'il faut
avant tout une solidarité sans faille. Boisdé n'avait
pas perdu à cause de son action ou de son bilan mais suite
à des dissensions avec ses propres amis.
La seconde crise, se déroule dans les jours qui suivent
le Conseil municipal de mars 1996. Alain Philippe n'admet pas
que la vie politique ne soit faite que relations conflictuelles,
sans nuance et il démissionne.
. Il en voulait au système expliquant
sa position :
" Bien que lié à Serge Lepeltier par une
amitié forgée autour de ses qualités humaines,
il m'est difficile de continuer à intervenir dans un environnement
politique général phagocyté par les partis
politiques".
La crise de la majorité à
Bourges atteint un premier sommet à la suite de la défaite
de la droite aux élections législatives de juin
1997, le maire de Bourges étant battu par un jeune socialiste
inconnu de la majorité des Berruyers, Yann Galut.
Dans un premier temps, la décision de Jacques Chirac de
dissoudre l'Assemblée nationale est fort mal perçue.
Beaucoup, à droite comme à gauche ne comprennent
pas ce qui apparaît comme une "manuvre politicienne"
du Président.
A Bourges, Serge Lepeltier, dubitatif, fini par croire qu'au
plus haut niveau, il ne peut pas y avoir de faute stratégique.
De plus, il a beaucoup travaillé dans sa circonscription,
et le fait d'être maire de la plus grande ville du département
est un atout incontestable. Pour conforter cet optimisme, ses
adversaires ne semblent pas de taille, un socialiste inconnu,
Yann Galut et un communiste qui a peu de chance. Enfin, jusqu'à
la veille du scrutin, les "Renseignements Généraux"
donnent le maire de Bourges largement vainqueur.
Yann Galut est conseiller municipal de Bourges, connu comme avocat
à Paris des "sans papiers", il commence à
entamer sa première campagne, c'est pour lui "une
mise en jambes" tant ses chances de l'emporter sont faibles.
Au soir du premier tour, 5 mai 1997,
c'est la surprise à gauche et la consternation à
droite. Pour Serge Lepeltier, la situation semble perdue, mais
pas encore désespérée, il obtient 32,3%
des suffrages, contre 25,2% à son jeune challenger, mais
le candidat du Parti communiste fait 15%.
La vague "rose" s'amplifie et au soir du second tour,
Yann Galut est largement élu, avec près de 54%
des voix contre 46% pour le maire de Bourges.
La gauche pavoise et songe que la mairie est à portée
de la prochaine élection municipale.
La première déclaration du
maire de Bourges au soir de la défaite, dans sa permanence
est sobre :
" J'assurerai ma fonction de maire de Bourges, le
résultat de Bourges est conforme à celui de la
circonscription, à nous adjoints et conseillers de travailler
au service des Berruyers, nous verrons les promesses qui ont
été faites, mais c'est un choix des français".
Le Conseil municipal de Bourges comprend
toujours 2 députés, Mrs Sandrier et Galut ont remplacé
Mrs Lepeltier et Thomas-Richard, la situation ne manque pas de
sel !
Ainsi, Serge Lepeltier, en quelques semaines voit sa situation
basculer de manière imprévisible et inquiétante.
La droite gagnante, en juin 1997, comme les sondages le prévoyaient,
et le maire de Bourges pouvait se retrouver ministre ou secrétaire
d'Etat, et le lundi suivant, devant les membres de la liste "Bourges
plus fort", il n'est qu'un perdant, battu par un jeune inconnu,
et il doit faire face à l'opposition et aux rancurs
de son propre camp qui met en cause son image et sa façon
de diriger la ville. Il est parfois perçu comme "un
technocrate froid et peu souriant" et "il manque de
charisme" soutiennent quelques membre de la liste. Enfin,
"une ville qui doit être gérée comme
une entreprise" a été le slogan des débuts,
cette formule lui sera reprochée. Il va progressivement
modifier son image, se rapprocher des Berruyers leur parler
et beaucoup travailler.
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Vers le
Sénat
Après la défaite aux législatives de 1997,
Serge Lepeltier, s'il écrit un livre sur Jacques Cur
pendant ses vacances, se consacre en totalité à
sa charge de maire. C'est un virage pour lui, car il se doit
de rebondir, et pour l'instant, c'est sur les projets de la ville
qu'il travaille. Ainsi les études dont certaines sommeillaient
sortent des cartons. A partir de cette date, ce sont de véritables
réalisations très concrètes qui sont effectuées.
"Bourges Avance" titre la municipalité.
Face aux deux députés Jean Claude Sandrier et Yann
Galut, le maire de Bourges ne peut pas rester en dehors du jeu
politique national. Tous les maires de Bourges ont eu cette attitude,
Laudier, tout comme Boisdé et Rimbault. Il n'est pas possible
de gérer une ville moyenne comme Bourges sans avoir un
mandat national. Il faut sans cesse être dans les antichambres
des ministères ou dans les couloirs de l'Assemblée
nationale ou du Sénat.
Alors, contrairement à ce qu'il
avait déclaré publiquement, le maire de Bourges
fait état de sa candidature aux prochaines élections
sénatoriales de septembre 1998.
Dans le Cher, deux places de sénateurs sont prévues
par la loi, et si Serge Vinçon se représente, Jacques
Genton né en 1918 à Bourges, ne retourne pas au
Palais du Luxembourg, il laisse sa place. Il est sénateur
depuis octobre 1971. En politique, tout est prévu et le
siège de M. Genton est "normalement" dédié
à Alain Tanton, maire adjoint de Bourges.
A l'annonce de la candidature du maire de Bourges, les explications
entre Mrs Tanton et Lepeltier sont orageuses. Serge Lepeltier
se met en route en mai 1998, avec la visite des 290 communes
du Cher, discutant, dialoguant expliquant sa démarche..
Pour finalement se retrouver sénateur le 27 septembre
1998 au cours du scrutin issu du vote "des grands électeurs".
A 21 heures, ce dimanche soir, il est heureux, une joie intérieure,
c'est un vrai retour sur la scène nationale, il dit alors
" Si je n'avais pas été reconnu par
mes pairs, ça aurait été un véritable
drame personnel par rapport au travail que j'ai fait à
Bourges".
L'environnement
Par opportunisme politique d'abord et par
goût ensuite, Serge Lepeltier se lance dans la lutte
pour l'environnement, devenant au Sénat, et au RPR, le
" spécialiste de l'effet de serre ", avec
un rapport sénatorial, sur l'influence des gaz à
effet de serre et sur le réchauffement de la planète,
qui fait autorité. Dans cette fonction, il assiste à
des débats internationaux, comme à La Haie en 2000,
et il a souvent des convergences de vue avec la ministre de l'Environnement
du gouvernement Jospin, Dominique Voynet.
La campagne électorale
de mars 2001
C'est juste avant les vacances de l'été
2000 que commence timidement la campagne électorale. Chacun
informe les électeurs de la suite des opérations.
Serge Lepeltier distribue un journal de 4 pages avec pour thème
"Bourges avance", en reprenant l'ensemble des réalisations
effectuées en 5 ans. Au plan du concret, et en comparaison
avec le premier mandat de Boisdé ou de Rimbault, c'est
le record en matière de réalisation.
Dans une courte interview, le maire de
Bourges évoque les travaux déjà réalisés
:
" Nous avons
dû combler un retard important en matière de voirie,
avec de très nombreuses rues dont les trottoirs n'avaient
pas été refaits depuis plus de 30 ans."
Et puis vient la question de l'image du
maire Serge Lepeltier. Beaucoup comparent ce comportement avec
celui de feu Jacques Rimbault, et le maire de répondre
:
"J'ai tendance
à penser que mon travail est mon meilleur discours. Mais
c'est vrai j'apparais réservé. Pourtant j'aime
les gens, le contact avec les Berruyers. Je crois que cette image
un peu froide s'efface peu à peu et que beaucoup de Berruyers
ont eu l'occasion de découvrir ce que je suis vraiment
.
Un homme qui aime rire, passer des moments chaleureux en famille
.
"
L'opposition municipale, avec Jean Claude Sandrier n'est pas
en reste et la liste s'affine, emmenée par les dirigeants
locaux du Parti communiste, les premiers tracts "veulent
redonner Bourges aux Berruyers". Dans cette gauche plurielle,
quelques tensions apparaissent du côté des "Verts"
de Joël Crotté, alors que les socialistes emmenés
par Yann Galut, Irène Félix et Jean Pierre Saulnier
en ont pris leur
. parti, les socialistes seront une fois
encore sous la coupe des communistes.
Quelques semaines avant Noël, les
groupes de travail des deux listes principales se mettent à
cogiter le Bourges de demain, c'est Serge Lepeltier qui s'affiche
sur les murs avec quelques membres de la future liste, puis seul,
avec le nom de la liste "Bourges plus loin". La gauche
travaille le contact local qui lui a toujours réussi et
distribue des tracts dans les boîtes aux lettres.
Dans le foisonnement des idées, il ressort trois priorités,
l'économique, la sécurité et l'environnement.
La liste de gauche a un rôle plus facile, de critique sur
ce qui a été fait, jouant, sur " l'autoritarisme
du maire et sa solitude ", insistant sur les hausses d'impôts
et les travaux " pharaoniques " réalisés
et non indispensables.
Au début de 2001 les 49 candidats
de chacune des deux listes sont dévoilés, sans
réelle surprise. A droite quelques têtes nouvelles,
et beaucoup de femmes, la loi impose qu'il y ait autant de femmes
que d'hommes. Chacun note la présence d'Andrée
Depond en seconde position, celle de premier adjoint, alors que
les " politiques " sont là, comme Alain Tanton
et Philippe Gitton. A gauche quelques retours et
. beaucoup
de femmes comme Irène Félix en bonne place. Les
députés et conseillers généraux sont
en tête de liste, mais le second de la liste est Yann Galut
devançant Jean Pierre Saulnier et Jacqueline Jacquet.
Les Verts emmenés par Joël Crottés sont quatre.
Les
résultats des municipales de 2001
Le soir du 11 mars 2001, la tension est
extrême, les chiffres tombent bureau par bureau, certains
ont basculé, d'autres non. Avec la somme des deux listes,
la gauche est en avance, comme pour le dernier sondage, mais
d'autres résultats arrivent et à 22 H 30, les résultats
du dernier bureau arrivent :
la droite
républicaine conserve la mairie de Bourges, avec 50,2%
des suffrages, contre 49,8% à la gauche.
Pour les chiffres précis, la droite de Bourges Plus Loin
obtient 13053 voix, la gauche plurielle 11624 voix et Lutte Ouvrière
1325 voix. Ce dernier score permet à Colette Cordat d'entrer
au Conseil municipal. La droite fait entrer 37 conseillers municipaux
et la gauche 11.
C'est le soulagement à droite, " nous allons
enfin pouvoir poursuivre ce que nous avons commencé ",
alors que la gauche est sonnée. Encore 6 ans à
attendre, c'est beaucoup, Jean Claude Sandrier sait qu'il ne
sera sans doute plus jamais maire de Bourges, la prochaine bataille
sera entre une droite très large et les socialistes. Une
ère est passée.
Le 17 mars 2001, à 10 heures, un samedi, Serge Lepeltier
est élu maire de Bourges, c'est un grand moment, tant
la campagne électorale fut difficile. Il est entouré
de ses adjoints, dont Alain Tanton, Andrée Depond, Philippe
Gitton, Josette Csorgei et des "nouvelles", Véronique
Fenoll, Sylvie Duret et Danièle Monnet.
C'est le temps des discours, Antoine Pérez doyen de l'assemblée
évoque le passé avec Raymond Boisdé, un
grand bâtisseur et "un des plus grands maires de Bourges"
alors que Serge Lepeltier, ému, parle des premières
orientations de ce second mandat, il veut :
"garder
les jeunes à Bourges, et faire de Bourges une ville exemplaire
en matière d'environnement et pionnière dans certains
domaines s'y rattachant.
Il ne faut jamais laisser quelque personne que ce soit au bord
du chemin. Et je demande dès aujourd'hui aux services
municipaux de travailler à l'organisation matérielle
d'un dimanche annuel des référendums"
Second
mandat comme maire de Bourges
Le second mandat commence, avec une équipe
nouvelle en mairie, et ce n'est jamais simple. Roland Chamiot
cède ses responsabilités à Véronique
Fénoll, Danièle Monnet prend en charge le sport,
et Philippe Gitton la culture. En fait, le vrai numéro
deux est Andrée Depond qui s'occupe de l'urbanisme et
du commerce.
Les difficultés commencent, car
les finances de la ville ne sont pas au beau-fixe et il faut
pendant deux ans, faire des économies. les grands projets
sont décalés.
Serge Lepeltier s'investit totalement dans
sa ville, même s'il devient un des responsables du nouveau
parti gaulliste, l'UMP. Mais il poursuit toujours son action
dans le domaine de l'environnement, assistant, à toutes
les grandes conférences internationales sur le sujet.
Localement, il devient président de l'Association régionale
Lig'Air qui contrôle la qualité de l'air dans le
Centre.
Serge Lepeltier, après une courte
joute politique avec son premier adjoint Alain Tanton devient
premier président de l'Agglomération de Bourges,
appelée Bourges-Plus. Une communauté de plus de
100 000 habitants.
Et puis, à partir de 2003, les projets
municipaux repartent avec :
- la patinoire, enfin, qui commence
- les liaisons vertes de Bourges
- le Contrat environnemental avec les berruyers
- le Renouvellement Urbain, projet titanesque,
mais indispensable.

Après la défaite de la droite
aux élections régionale avec en prime, la perte
du Conseil général du Cher, en mars 2004, le remaniement
ministériel propulse Serge Lepeltier comme Ministre
de l'Ecologie et du développement durable, c'était
le 31 mars 2004.
Quelques 4 semaines plus tard, il quitte
son mandat de Maire et de Sénateur, il veut être
un Ministre à plein temps, et se conformer à la
règle établie par les gouvernements de Jospin et
Raffarin : on ne doit pas cumuler un poste de Ministre et celui
d'un exécutif local.
Après une courte période
de réflexion, c'est Roland Chamiot qui est présent
pour succéder à Serge Lepeltier, un vote au sein
de la majorité municipale le désigne par vote le
samedi 24 avril 2004. Roland Chamiot l'emporte face à
Alain Tanton.
Le lundi 10 mai 2004,
Roland Chamiot est élu maire au cours d'un Conseil Municipal
Extraordinaire.
Serge Lepeltier devient un ministre qui compte,
avec ce domaine si délicat, mais si important qu'est l'écologie.
Il écoute beaucoup, mais sa connaissance des dossiers
lui donnent la reconnaissance de beaucoup.
Entre deux visites officielles loin de
France, entre Kobé au japon et Porto Allègre au
Brésil, il prend le temps d'un week end de venir à
Bourges, là, il retrouve ses amis, la politique locale,
donne des conseils, mais il ne perd pas pied et sa présence
est forte lorsque les dossiers sont essentiels pour la ville
de Bourges.
Puis c'est le séisme du référendum
du 29 mai 2005 sur l'Europe, avec le NON qui l'emporte très
largement (55%), la France refuse la constitution européenne,
et Chirac remanie son gouvernement, Jean Pierre Raffarin part.
A la surprise générale,
Serge Lepeltier ne fait pas parti du nouveau gouvernement de
M. de Villepin. C'est moment difficile à vivre, même
si la politique a ce coût.
La question: fidèle parmi les
fidèles au président Chirac, Serge Lepeltier est-il
encore chiraquien ?
Il retrouvera quelques jours
plus tard son poste de Maire de Bourges le lundi 13 juin 2005
au cours d'un conseil municipal exceptionnel.
Sur les 36 votants, l'opposition ne prenant pas part au vote,
Serge Lepeltier obtiendra 34 voix.
Il se remet en selle, reprenant avec
beaucoup de présence les grands dossiers de la ville,
mais en voulant retrouver son poste de sénateur du Cher
qu'il avait laissé à son suppléant.
La campagne des sénatoriales est
difficile, en pleine vacances d'été, et intéressant
uniquement les grands électeurs. Le scrutin est fixé
au 18 septembre et logiquement, Serge Lepeltier qui a bien servi
l'écologie et le Cher doit l'emporter sans trop de difficultés.
Mais, l'ancien président du Conseil
Général, Rémy Pointereau se présente
lui aussi à la sénatoriale, étant UMP comme
Serge Lepeltier, ce qui fait désordre. A gauche Jean Pierre
Saulnier emmène la liste socialiste (PS), sans trop d'espoir,
mais il veut compter ses voix.
Deux candidats à droite et c'est
une grosse surprise le 18 septembre, l'ancien ministre est battu
au premier tour d'une vingtaine de voix face à Rémy
Pointereau. La raison semble tenir dans certaines communes rurales
qui n'ont pas voulu un sénateur de la Ville, mais c'est
sans doute "la trahison" pour reprendre les termes
de M. Lepeltier de quelques éléments de son équipe
municipale qui est la cause de sa défaite.
Les sourires de certains élus
de droite de Bourges, et même de quelque adjoint à
l'annonce des résultats, tout comme les propos à
la presse du conseiller général Frank Thomas Richard
vis à vis de Serge Lepeltier qui ont fait le reste.
Le coup est dur, mais dès le
lendemain, Serge Lepeltier a repris sa fonction de Maire de la
Ville de Bourges avec beaucoup de détermination.
Serge Lepeltier se remet vite au travail
pour sa ville, il a en vue, les prochaines Municipales de mars
2008 (?), mais il veut retrouver un mandat national dès
que l'occasion se présentera.
En novembre 2005, il adhère au
Parti Radical, une composante de l'UMP. Il montre par ce choix
qu'il va se battre localement, contre ses adversaires de gauche,
mais aussi contre certains de ses anciens amis. Sa démarche
ressemble à celle de son grand prédécesseur
Henri Laudier qui s'identifiera à sa ville de manière
permanente, sans trop se lier avec un parti politique bien précis.
Le 29 novembre, à Paris, il lance
un mouvement orienté vers l'écologie et l'environnement
qu'il appelle "Valeurs Ecologie".
Lors de la promotion du 1 er janvier
2006, par la volonté du président Jacques Chirac,
il reçoit la distinction de Chevalier de la Légion
d'Honneur et la médaille lui sera remise par M. Yvon Mautret
le 11 mars 2006.
voir le discours prononcé par
Yvon Mautret CLIQUER
ICI
-
-
- L'année 2006 est difficile,
il se lance dans un projet qui lui tient à coeur, Avaricum.
Il pense que c'est le seul moyen de revitaliser le centre-ville.
Il faut impérativement un grand parking d'environ 1000
places, des commerces très attractifs et des logements.
- Mais alors que ce projet subit des
aléas, il a l'opportunité du PRU. Et là
encore, il pense que c'est une chance pour Bourges. Pouvoir renouveler
de manière significative la vie de milliers de gens de
condition modeste, est un pari ambitieux mais nécessaire
pour sa ville. C'est un "fonceur" dans ce domaine,
et il va foncer. Ses relations avec JL Borloo vont aussi faciliter
les choses.
Et puis, en mars 2007, ( le 8 mars
et la 22 mars), alors qu'il n'avait pas obtenu de poste particulier
depuis son éviction du gouvernement, deux nominations
arrivent à quelques jours de la fin du mandat de Jacques
Chirac.
-
- " Le Président de
la République,
- Sur le rapport du Premier ministre
et du ministre de l'économie, des finances et de l'industrie,
- Vu le code monétaire
et financier, et notamment son article L. 142-3 ;
- Le conseil des ministres entendu,
- Décrète :
-
-
- Article 1 = M. Serge Lepeltier
est nommé membre du Conseil général de la
Banque de France.
-
- Article 2 = Le Premier ministre
et le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie
sont responsables, chacun en ce qui le concerne, de l'application
du présent décret, qui sera publié au Journal
officiel de la République française.
- Fait à Paris, le 8
mars 2007.
- Jacques Chirac
- Par le Président de la
République :
- Le Premier ministre, Dominique
de Villepin
- Le ministre de l'économie,
des finances et de l'industrie, Thierry Breton"
-
- " Le
Président de la République,
- Sur le rapport du Premier ministre,
du ministre de l'économie, des finances et de l'industrie,
du ministre délégué au budget et à
la réforme de l'Etat, porte-parole du Gouvernement, et
du ministre délégué à l'industrie,
- Vu l'article 13 de la Constitution
;
- Vu la loi no 83-634 du 13 juillet
1983 modifiée portant droits et obligations des fonctionnaires,
ensemble la loi no 84-16 du 11 janvier 1984 modifiée portant
dispositions statutaires relatives à la fonction publique
de l'Etat ;
- Vu la loi no 84-834 du 13 septembre
1984 modifiée relative à la limite d'âge
dans la fonction publique et le secteur public, notamment l'article
8 ;
- Vu le décret no 94-1085
du 14 décembre 1994 relatif aux modalités de nomination
au tour extérieur dans certains corps d'inspection et
de contrôle de la fonction publique ;
- Vu le décret no 2005-436
du 9 mai 2005 portant statut particulier du corps du contrôle
général économique et financier, notamment
les articles 3 et 5-II ;
- Vu l'avis favorable émis
le 7 mars 2007 par la commission instituée par l'article
8 de la loi no 84-834 du 13 septembre 1984 susvisée ;
- Le conseil des ministres entendu,
- Décrète :
- Article 1 = M. Serge Lepeltier
est nommé contrôleur général économique
et financier de 1re classe (tour extérieur).
-
- Article 2 = Le Premier ministre,
le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie,
le ministre délégué au budget et à
la réforme de l'Etat, porte-parole du Gouvernement, et
le ministre délégué à l'industrie
sont responsables, chacun en ce qui le concerne, de l'application
du présent décret, qui sera publié au Journal
officiel de la République française.
- Fait à Paris, le 22
mars 2007.
- Jacques Chirac
- Par le Président de la
République :
- Le Premier ministre, Dominique
de Villepin
- Le ministre de l'économie,
des finances et de l'industrie, Thierry Breton
- Le ministre délégué
au budget et à la réforme de l'Etat, porte-parole
du Gouvernement, Jean-François Copé
- Le ministre délégué
à l'industrie, François Loos"
- Voici comment la nomination
a été annoncée par la presse :
- L'ancien ministre Serge Lepeltier
a été nommé mercredi en conseil des ministres
membre du conseil général de la Banque de France,
selon le compte-rendu du Conseil. Dernier président du
RPR avant la fondation de l'UMP, ministre de l'Ecologie en 2004-2005,
évincé du gouvernement après le référendum
du 29 mai 2005, M. Lepeltier, maire de Bourges (Cher), n'était
pas parvenu à retrouver son siège au Sénat
en septembre 2005.
- Vers un troisième
mandat municipal
-
- 2007/2008 : C'est après l'été
2007, qu'il se lance véritablement dans la campagne électorale
pour garder son poste de maire de Bourges. Il ne l'annonce pas,
mais il travaille sa stratégie, et prends des contacts.
Il veut renouveler sa liste avec au moins 50% de gens nouveaux.
Pour les idées à mettre en place son slogan va
devenir "un troisième mandat, mais un mandat autrement".
- L'élection de Nicolas Sarkozy à
la tête de l'Etat permet au maire de Bourges d'espérer
une élection facile, même si il n'a jamais eu d'atomes
crochu avec l'ancien maire de Neully. Il y avait eu un accrochage
dans l'été 2005 (?) à propos de pêcheurs.
Et puis Serge Lepeltier, même s'il était devenu
Radical était sorti tout de même de l'entourage
de Chirac.
- Avec beaucoup de méthodes, de calme,
il va peaufiner son programme pour des élections municipales
prévues en mars 2008.
- En face de lui, il a une liste dite de
"gauche unie" qui intègre des représentants
de Lutte Ouvrière, et c'est une socialiste, Irène
Félix, qui emmène la liste qui comprend des communistes
dont Jean Michel Guérineau, Jean Claude Sandrier préfère
aller sur Vierzon. C'est la première fois depuis des lustres
que le PC n'est pas en tête de la liste de gauche de Bourges.
- A droite, alors que l'on aurait pu s'attendre
à des oppositions de la part du Modem, avec Alain Tanton,
tout se passe bien et la droite présente en janvier 2008
une liste avec un Serge Lepeltier inquiet mais confiant. Ce n'est
pas gagné car les élections présidentielles
ont montré une ville de Bourges à 50% à
droite et 50% à gauche.
- La surprise vient d'une liste supplémentaire,
qui est à l'extrême gauche, c'est la LCR, un mauvais
coup pour Irène Félix, mais Serge Lepeltier dans
sa campagne, au niveau politique va surtout insister sur la présence
de l'autre extrême gauche, celle de LO Lutte Ouvrière
de Colette Cordat. Cette dernière, conseillère
municipale refusant de serrer la main du maire de Bourges.
- La campagne est assez classique, et si
le bilan du maire sortant est bon, et son projet pour Bourges
intéressant, il a quelques craintes par une ambiance au
niveau favorable très négative pour les hommes
politiques de droite, le comportement du président de
la République, sur le plan souvent privé étant
assez mal perçu par les Français. Le maire restera
sur les dossiers des Berruyers, alors que sa rivale mettra en
avant les aspects nationaux comme le pouvoir d'achat.
- Le maire promet dans sa campagne, de finir
le renouvellement urbain, de réaliser le grand projet
Avaricum et de construire une piscine ludique et d'une grande
salle des sports et des fêtes. Quant au point fort de la
campagne, même s'il est lointain, c'est le TGV dont l'arrivée
dans moins de 2 décennies pourrait devenir autre chose
qu'un rêve.
- Serge Lepeltier va gagner car il est sur
le terrain, ce sont les "barnums" dans les quartiers,
les réunions publiques, et aussi et surtout les réunion
dites "Tupperware", qui permettent à beaucoup
de personnes de rencontrer le maire d'une manière plus
familiale, plus humaine en quelque sorte. Beaucoup découvrent
une personne sérieuse, ils le savaient, mais très
sensible, très proche des préoccupations des plus
humbles, comme le logement.
- La fin de campagne
est elle aussi, classique et les résultats "tombent"
le dimanche 9 mars dès 19 heures, Serge Lepeltier est
réélu dès le premier tour par un score de
50,7%.
- C'est la victoire d'une équipe,
Bourges notre force, mais surtout à ce niveau d'un troisième
mandat, la victoire très personnelle du maire.
Serge Lepeltier le 17 septembre 2005, en attendant
M. Sarkozy.
Serge
Lepeltier au soir de sa troisième victoire comme maire
de Bourges
L'équipe très renouvelée
se met au travail, et le maire de Bourges confie alors la Présidence
de l'agglomération Bourges Plus dont il était président
à son premier adjoint Alain Tanton.
Il poursuit son mandat de maire tout en
participant activement à la vie du Parti Radical dont
il devient un vice-président. Dans ce cadre à la
fin de l'année 2008 et au début de 2009, il se
présente aux suffrages des militants de l'UMP pour devenir
président de l'UMP du Cher, mais il échoue face
à l'ancienne garde de Louis Cosyns, Frank Thomas Richard
et Roland Chamiot.
Il vise à ce moment la tête
de liste UMP pour les élections régionales de 2010,
opposé en cela au ministre Hervé Novelli. Le combat
est rude, et les petites phrases assassines nombreuses.
A suivre selon l'actualité
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Serge Lepeltier avec Lionel Jospin
et Daniel Colling
LES
REALISATIONS MUNICIPALES DE SERGE LEPELTIER
C'est en juin 1995 que Serge Lepeltier
l'emporte à la tête d'une liste de droite et centre
droit, face au maire sortant Jean Claude Sandrier. L'écart
des voix est de 900. Il est réélu en 2001, ce qui
va lui donner le temps de peser sur "sa" ville. Et
en mars 2008, il est réélu pour la troisième
fois
Les principales actions
et réalisations sont les suivantes de 1995 à 2007
:
Urbanisme
Réfection du petit jardin Cardinal
Joseph Lefèvre
Réhabilitation de la place Etienne
Dolet, avec le projet Huet, étudié depuis la municipalité
précédente. Pour le première fois, il n'y
a plus d'automobiles place Etienne Dolet.
Réhabilitation de plusieurs places,
celle de la Nation (1998), place des marronniers (1998), Square
Macdonald (2000), secteur de la gare.
Achat puis réhabilitation de l'ancien
Hôtel Dieu avec construction d'un parking.
Création du parvis des métiers
par le Chambre des métiers en face de la cathédrale
avec des expositions temporaires annuelles.
Lancement du PRU, Plan de Renouvellement
Urbain en 2003.
Réhabilitation du jardin du Palais
de Justice (Jardin François Sallé de Chou).
Réalisation du Rond Point Malhus.
Sport
Construction d'un gymnaste au Prado.
Construction d'une tribune au palais des
Sports du Prado.
Construction de 7 city-stades dans les
quartiers de la ville
Enseignement
C'est à l'automne 1997 que se déroule
la première "rentrée" de la nouvelle
Ecole d'ingénieurs de Bourges, appelée ENSIB, elle
est orientée vers la maîtrise des risques industriels.
La construction de l'école proprement dite s'effectue
en 1999.
Loisirs et Culture
En juillet 2000, les cinémas de
Bourges font peau neuve, avec les Multiplex comprenant 12 salles
de cinéma, sur un vaste espace.
Mise en place du circuit des Nuits Lumières
de Bourges, parcours spectacle gratuit unique au monde.
Réalisation de la Patinoire dans
la zone du Prado.
Réalisation d'une nouvelle Ecole
de Musique, avec un auditorium de 500 places.
Réalisation d'une salle de spectacle
à Bourges Nord, Le Hublot.
Réalisation en février 2008
d'une salle des fêtes (à l'autoroute) le Moutet.
Reconstruction de la salle des fêtes
de La Chancellerie inaugurée en janvier 2009.
Industrie et commerce
Délocalisation de 400 salariés
de Aérospatiale de Châtillon vers Bourges et construction
de nouvelles unités à Bourges Aéroport et
au Subdray pour 250 MF.
Construction en 1998 de la nouvelle usine
Auxitrol au PIPACT, cet établissement situé auparavant
rue de la Prospective était trop à l'étroit.
Achat par la ville d'une grande partie
de Port Sec Nord, et implantation d'une première entreprise
en novembre 2000, sous couvert du groupe Bouygues.
Environnement :
Classement des Marais de Bourges en 2003.
Création de liaisons douces (vertes)
autour du Lac d'Auron et dans la Trouée Verte.
Création du FIFE, Festival Internationale
du Film Ecologique en octobnre de chaque année.
Lancement de la construction en novembre
2008 d'une nouvelle chaufferie urbaine à 80% au bois.