Bourges, Marguerite Audoux, orpheline, bergère et grand écrivain du Berry avec son roman Marie Claire. |
|
Marguerite Audoux, une bergère devenue écrivain, comme le dit Cédric Gourin dans la Bouinotte, est l'auteur d'un ouvrage tout à fait remarquable : Marie-Claire. Son existence est tout simplement extra-ordinaire, elle mérite d'être contée.
Elle est né à Sancoins le 7 juillet 1863, mais très vite son existence de petite fille bascule. Elle a pour nom véritable Donquichote, son père est alcolique et l'abandonne, alors que sa mère meurt alors qu'elle a trois ans.
Orpheline, abandonnée avec sa soeur Madeleine, elle est recueillie par une tante, mais cela ne dure pas et elles se retrouvent à l'hôpital général de Bourges. Marguerite fréquente alors l'atelier de couture sous la conduite d'un tailleur de Neuvy-sur-Barangeon. En 1877 elle est envoyée à Sainte Montaine dans une ferme de Sologne pour garder les moutons.
Mais la petite bergère n'est pas heureuse dans ce travail, elle veut vivre d'une autre manière et s'enfuit du Berry vers Paris en 1881.
La vie à Paris n'est pas meilleure pour la jeune orpheline qu'avec ses "maîtres précédents". C'est une période de privation d'errance et de travaux dures ou aléatoires. Pourtant en 1895, la jeune Marguerite va créer un vrai atelier de couture, prenant alors le nom de Audoux, patronyme de sa mère. Avec ce qu'elle gagne, elle peut élever sa nièce et ensuite ses petits-neveux.
Tout en faisant de la couture, elle écrit, avec en plus, des problèmes de vue ce qui n'est pas très favorable pour la couture.
Marguerite Audoux est une femme pleine de force, allant jusqu'à élever sa nièce, écrivant de plus en plus et nouant des relations. C'est par sa nièce qu'elle rencontre Michel Yell, qui a un cercle d'amis et de jeunes écrivains autour de lui.
En 1910, elle fait paraître son premier roman, Marie-Claire, avec une préface de Giraudoux, et son réel talent lui permet d'obtenir le prix Fémina à la fin de l'année 1910.
Un triomphe et une belle revanche sur la vie et un exemple de ténacité.
Ses amis sont Alain Fournier ou Octave Mirbeau.
Son existence, par la littérature, devient meilleure, elle trouve enfin un vrai confort, elle en profite pour élever ses neveux et surmontant la maladie en 1917, elle poursuit son oeuvre littéraire. Elle écrit "L'atelier de Marie-Claire" et passe l'hiver sur la côte d'Azur.
On connaît encore de Marguerite Audoux "De la ville au moulin", mais aussi "Douce Lumière" et "La fiancée" en 1931.
Marguerite Audoux meurt à Saint Raphaël le 31 janvier 1937.
A tous ceux qui veulent connaître son oeuvre, il faut lire son ouvrage Marie Claire, un livre tout à fait remarquable.
A voir le Musée Marguerite Audoux, au Château des Stuarts à Aubigny sur Nère. (Tél 0248815007)
- Retrouvez les derniers articles de l'Encyclopédie :
- François Mitterrand à Bourges
- Chiffres essentiels
- Les Templiers
- Les élections à Bourges au XXe siècle
- Les Très Riches Heures du duc de Berry
- les villes jumelles
- Radios locales
- Les francs-maçons
- Kiosque et musique
- Agnès Sorel
- L'horloge astronomique
- Les tramways de Bourges
- L'Yèvre à Bourges
- L'alchimie
- La Bouinotte, magazine du Berry
- L'usine Michelin
- La maison de la Reine Blanche
- Serge Lepeltier
- L'industrie à Bourges au XXIe s
- Monuments Historiques Classés
VOICI LES 10 ARTICLES LES PLUS LUS : LE HIT PARADE DE L'ENCYCLOPEDIE Et puis une nouveauté : L'information et l'actualité à savoir sur Bourges, en quelque clip et quelques lignes :
CLIQUER ICI