- "La
première chose que vous faites en rencontrant quelqu'un,
c'est de parler du temps"
Jack
Rappeneau
La météorologie
à Bourges a beaucoup évolué pendant tout
le XX e siècle. Les mesures continuent à se faire
à la sortie sud de la ville, à proximité
de l'aéroport, sur la route de Bourges à Châteauroux.
Elle a été
installée en 1967 par le maire de l'époque Raymond
Boisdé, mais la notion de météorologie remonbte
à beaucoup plus longtemps avec le savant local : l'abbé
Moreux.
Le
premier météorologue de Bourges fut le célèbre
Abbé Moreux. A partir de 1912, avec M. Mevezin, il mesure
les principales données météorologiques
dans le jardin de l'Archevêché. Il a consigné
pendant quarante années, dans de petits cahiers, avec
une belle écriture fine :
- les températures
- la vitesse du vent
- les hauteurs de pluie
- l'ensoleillement
- les hauteurs de neige
Lors de l'exposition qui lui fut consacrée en 2004,
il fut établi qu'il s'agissait en France des relevés
les plus constants et les plus longs de cette époque.
Tous les journaux de l'époque des années 1930
font état de la météo. La station météorologique
est située dans le jardin de l'Archevêché,
on donne ainsi, chaque jour :
- la hauteur barométrique à 13 h 761,6
- La température la plus basse de la veille + 15,6
- Température nuit (la plus basse) + 5,2
- Direction du vent SE
Prévision pour demain mardi : beau à nuageux par
hausse barométrique, température douce dans la
journée, mais toujours fraîche la nuit.
Et c'était signé de l'Abbé Th. MOREUX, chanoine
honoraire, Directeur de l'Observatoire.
La météo dans les années 1930 intéresse
toujours les berruyers.... et les autres.
La station météo de Bourges est crée
le 1 er mars 1945, mais ce n'est qu'en 1967 que la météo
de Bourges s'installe route de Saint Florent et avec sa coupole
qui se repère de loin, il est possible de bien situer
ce lieu.
Cette grande sphère toute blanche comporte à
l'intérieur un radr qui détecte la pluie, c'est
à dire toutes les averses et autres orages dans un rayon
de 200 kilomètres. Il devient possible de donner à
un quart d'heure près, les pluies qui arrivent sur un
secteur, par exemple la cathédrale de Bourges.
La météorologie nationale est devenue METEO-FRANCE,
établissement public en 1994.
Les évolutions techniques et l'arrivée des satellites
ont beaucoup modifié la météo, en particulier
rappelait Jack Rappeneau, les satellites géostationnaires
avec lesquels, "aujourd'hui nous avons une image toutes
les 30 minutes".
- En plus du temps, une sation de mesure de la qualité
de l'air a été installée par Lig'Air
-
- Le temps à Bourges
( et en Berry)
-
- Le climat de Bourges et de sa région est de type tempéré
à influence océanique.
- La température moyenne annuelle est assez proche de
11 ° C, quant à l'amplitude thermique, qui est la
différence entre le mois le plus chad et le mois le plus
froid, elle est de 19 °C au maxi, et 13 °C au mini, ce
qui signifie que les étés sont chauds et les hivers
doux.
- En juillet, la température moyenne maximale est de
25 °C et la minimum est de 0°C en janvier.
-
-
- Le froid :
-
- Globalement, le nombre de jours de gelées par an est
d'environ 55, entre le mois d'octobre et d'avril, quant au brouillard,
ce nombre est de 44 jours.
-
-
- - 1929 : à la mi-février de cette année-là,
dans la journée, la neige tombe, mais cela ne s'arrête
pas et en fin de journée, la hauteur de neige est considérable
pour le Berry, avec près de 30 centimètres de hauteur.
- - juste après guerre, en janvier 1945, la température
descend à - 21 °C.
- - neige sur le Berry en février 1956, cela va durer
tout le mois.
- - 1963 : le froid est intense, la neige est présente,
près d'un mois de neige.
- - 9 janvier 1985, la température était descendue
à Bourges à - 24 °C
- - Le 13 janvier 1986, la température est de - 14°C
-
- La chaleur et le soleil :
-
- En moyenne, le nombre de jours de soleil est de 44 par an
(?) ce qui semble faible. Avec un maxi qui atteint 13 jours en
juillet.
- Notons un record de chaleur en août 1974 avec 39,2
°C.
-
- Les orages:
-
- En juillet 1991, un orage reste dans les mémoires
des berruyers, en 1 heure et demi, une quantité de 62
millimètres d'eau était tombées, c'est à
dire la valeur moyenne des précipitations d'un mois !
-
- Le vent :
-
- Les vents dominants de la région sont orientés
sur l'axe nord-est / sud-ouest, alors que Bourges les vents dominants
proviennent de l'ouest.
- Le nombre de jours en moyenne, avec un vent supérieur
à 57 Km/h, correspondant à un vent violet est de
44 jours par an.
- Quant aux tempêtes, avec des rafales supérieures
à 100 Km/h, ce n'est que de 2 joiurs par an, selon un
étude de 1951 à 1980.
-
-
- Les arbres du Val d'Auron dévastés par
un ouragan
Un temps de chien à Bourges : 1985 et 1986
Chacun se souvient du début de l'année 1986.
La neige et le froid comme l'année précédente
à Bourges et en France sont au rendez-vous. Déjà,
le 9 janvier 1985, la température était descendue
à Bourges à - 24 °C, ce qui avait occasionné
des dégâts considérables. Que de familles
sans eau ni chauffage pendant plusieurs jours ! Ce devait être
une exception et douze mois après, c'est à nouveau
le froid et la neige !
Le 13 janvier 1986, la température est de - 14°C et
les jours suivants la neige tombe en grande quantité.
Gilbert Camuzat est interpellé par la population par rapport
au déneigement qui n'est pas assez rapide.
L'élu se défend, en écrivant " Dans
la nuit, la neige continue à tomber atteignant le lendemain
plus de 20 cm. Le 14 janvier, 130 employés communaux avec
le matériel des services techniques et des entreprises
privées appelées en renfort travaillent à
rendre accessibles les grands axes et les itinéraires
des bus".
Au total, 400 tonnes de sels sont jetées sur les chaussées
et 4000 mètres cubes de neige sont enlevés chaque
jour. L'ensemble a coûté à la ville plus
de 2,5 millions de francs et le maire a demandé aux autorités
que Bourges soit déclarée zone sinistrée.
La tempête de l'an 2000 !
C'est en réalité dans les derniers jours de
1999, en décembre que se produit ce que les journaux titrent
comme "la Tempête du siècle".
En deux vagues successives, ce sont de véritables ouragans
qui s'abattent sur la France. Bourges est à la limite
de la première vague d'ouragan au nord et à la
limite, quelques jours plus tard, cette fois au sud.
- L'eau et les crues de mai 2001
-
-
- La canicule de 2003
Elle reste dans toutes les mémoires, il ne fallait
pas être très doué pour observer la situation.
Il faisait chaud, très chaud en cette fin juillet et surtout
début août, et à lire les avis mortuaires
des deux journaux locaux, la situation apparaissait effectivement
catastrophique. A la place des 2 colonnes habituelles, il y avait
2 pleines pages de personnes de décès.
Ce qui va être dramatique, ce n'est pas trop la chaleur
de la journée, mais le fait que la nuit, la température
ne descendait pas. Et les cellules de l'homme ne pouvaient pas
se régénérer.
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