Globalement, la ville de Bourges n'est industrialisée
que depuis le milieu du XIX e siècle, il y a donc un décallage
important entre son patrimoine "historique" qui comprend
la Cathédrale, le Palais Jacques Coeur et plus d'une centaine
de monuments classés ou inscrits au titre des monuments
historiques et le patrimoine industriel dont il ne reste rien
ou presque.
C'est à partir de 1840 que l'industrie s'implante
à Bourges avec :
- les forges de Messire-Jacques en 1839, situées à
l'emplacement du palais d'Auron, il n'en reste rien.
- la fonderie de Mazière s'implante à partir
de 1843, il reste les bâtiments de ces usines ainsi que
tout le quartier.
- les établissements militaires sont cr&éés
en 1860 et il en reste de très nombreuses traces.
Les vestiges actuels comprennent donc :
- les activités alimentaires, c'est à dire les
moulins et bâtiments des minotiers. C'est le cas du moulin
Saint paul, celui du parado, du Moulin batard ou encore de Saint
Sulpice.
Notons aussi la braserie de Pignoux.
- les activités sidérurgistes et métallurgistes
avec les bâtiments de Mazières aujourd'hui à
l'abandon ou presque.
- les activités militaires avec des bâtiments
comme ceux de la Salle d'Armes à Lahitolle ou encore ceux
de "Comitec" avenue Jules Ferry qui étaient
en fait d'anciens magasins d'habillement militaires. De même
un des bâtiments du Muséum actuel était autrefois
construit pour la cartoucherie au parc Saint Paul.
C'est dans le quartier Auron - Mazières que se situent
le plus de vestiges encore visibles, 17 sur 47 pour Clarisse
Lorieux.
On trouve ainsi une ancienne blanchisserie qui date de 1908
et qui appartint à M Rémi Lice, elle est située
en bordure de la Rampenne le long du canal de Berry. cette blanchisserie
s'était spécialisée dans le lavage des vêtements
militaires.
à suivre