- Il est intéressant
dans cette encyclopédie d'avoir une vue synthétique
des personnages qui ont vécu ou participé au fil
des siècles à la vie de Bourges.
- De Vercingétorix,
qui est passé à Avaricum à Serge Lepeltier
qui est maire de la cité depuis 1995, combien de personnages
ont foulé les rues pavées de la cité.
Maurice
ROY
Peu connu à Bourges et en Berry, Maurice Roy est
un des grands hommes de la recherche et de l'industrie.
Paul Mary Ferdinand Maurice Roy est né à
Bourges le 7 novembre 1899 ; sur lacte de naissance
il est dit que son père est lieutenant dartillerie
à la commission de réception du matériel
et la famille habite à la gare ! on peut supposer que
cest peut être la gare de réception ?
Il est décédé le 23 juin 1985 à
Besançon.
Il est le fils de Victor Ferdinand Irénée ROY
qui était un ingénieur d'études en matériels
d'artillerie, et sa naissance à Bourges est sans doute
liée.... à la présence des Etabluissements
militaires de Bourges. Sa mère est Marie Louise Le Boiteux
âgée de 24 ans à la naissance de l'enfant.
Il se marie en 1932 à Paris dans le XVII e arrondissement;à
Mme Marie MARITCHU de BELLEFONTAINE née Marie Lucienne
Nebout
Excellent élève, il sort major de l'école
Polytechnique (promotion 1917), et comme cela se passait à
l'époque, pour les élèves les plus brillants,
il entre à l'Ecole des Mines de Paris.
Toujours aussi brillant, il devient docteur es sciences de
l'Université de Strasbourg en 1923, et à 24 ans,
il est nommé ingénieur en chef du contrôle
du matériel et de la traction des chemins de fer au
ministère des travaux publics. Professeur de thermodynamique
et moteurs à l'Ecole des Ponts et chaussées de
1926 à 1946.
Il commence en fait, sa carrière comme professeur,
et en 1924 il enseigne à la Sorbonne la théorie
tourbillonnante des ailes d'avion et des hélices. Après
les chemins de fer, il se lance dans l'aéronautique. Il
sezra aussi, plus tard, professeur de mécanique dans son
ancienne école : Polytechnique
En 1935 il est directeur général d'une société
de constructions mécaniques, et met au point des automotrices
Diesel. En 1948, il fonde et préside l'Association technique
pour la turbine à gaz.
Directeur général de ONERA, l'Office
national d'études et de recherches aérospatiales
de la fin de la guerre jusqu'à 1962, il le réorganisera
pour en faire un établissement de renommée internationale
; il est aussi conseiller technique de la SNECMA et devient un
de ces pionnier français de la propulsion à réaction,
en particulier pour le vol supersonique en France.
Maurice Roy et De Gaulle
Avec d'autres, il démontre que la propulsion il démontre
la nécéssité de la propulsion à réaction
à partir des grandes vitesses, c'est à dire 800
km/heure. Il définit et décrit le turboréacteur
futur qui sera réalisé en Allemagne pendant la
guerre.
En 1949, il devient membre de l'Institut de l'Académie
des sciences, et il en est Président en 1966.
Une rue sera donnée à "cet enfant de Bourges
" en 2005, dans le quartier de Lahitolle.
merci au site : www.annales.org/
Etienne
François Sallé de Chou :
article issu d'une étude récente de M.
François Sallé de Chou
Il est né le 9 mars 1754 dans le quartier Saint Pierre
le Marché de Bourges,, baptisé le 14 mars, et fit
de solides études à l'école Sainte marie
de Bourges, puis à la faculté de droit obtenant
à 20 ans un diplôme de docteur en droit pour être
nommé en décembre 1776 conseiller et avocat du
roi.
Il se marie à 23 ans avec Marie Pélagie Maigreau
et reçoit les propriétes de Chou.
A 32 ans, il est nommé professeur de droit à
l'université de Bourges et ..... participe à la
rédaction des cahier de doléances. le 27 mars 1789,
il est élu député du Berry et monte à
Paris. Il est parmi les signataires du serment du jeu de Paume
le 20 juin 1789, et le 17 juillet, escorte le roi à Paris.
A l'automne 1789, il est un député très
actif, entrant au comité Ecclésiastique, propose
une réforme des gabelles et surtout propose un découpage
du Berry en 2 départements. Ce texte fondammental aboutira
en février 1790 à l'organisation des deux départements
du Cher et de l'Indre.
Il poursuit son action dans cette période difficile,
protestant par exemple en janvier 1791 contre la Constitution
Civile du Clergé, il fait alors de courts séjours
à Bourges, puis rentredans sa ville natale en septembre
1791.
Menacé par la Terreur, en 1793, il se réfugie
à Chavignol attendant des jours meilleurs et revient à
Bourges vers 1795 devenant Président du tribunal civil
du Cher. Commence alors une carrière dans les plus hauts
niveau de la magistrature locale, devenant Président de
la cour d'appel de Bourges, et nommé membre de la Légion
d'Honneur en 1804.
Cela aboutit en 1810 à sa nommination comme baron d'Empire,
il est alors désigné comme 1 er Président
de la cour impériale de Bourges. Il fait partie de la
délégation de députés du Cher qui
s'en va complimenter l'Empereur en mars 1812.
Sous la Restauration, il est maintenu à présidence
de la cour d'appel de Bourges, puis nommé Conseiller d'Etat
et le 30 novembre 1816, il est membre du Conseil Général
du Cher , et confirmé dans le titre de baron.
En 1824, le 21 août, il est nommé Président
du Conseil général du Cher.
Il prend sa retraite à l'âge de 76 ans, et meurt
deux ans plus tard le 29 décembre 1832.
Vercingétorix,
article envoyé par un spécialiste des
Bituriges-Cubi
Vercingétorix, fils de Celtill (celte),
appartient au peuple puissant des Arvernes ; soupçonné
d'avoir voulu ceindre la couronne, son père avait été
mis à mort par ses compatriotes. Pendant les premières
campagnes romaines en Gaule, Vercingétorix suit les armées
de César par lequel il est considéré comme
un allié. Il y reste six ans puis revient vers son peuple
qui l'a proscrit sous l'influence du parti aristocratique. Un
soulèvement populaire le porte au pouvoir et les tribus
du centre de la Gaule et de l'Armorique le reconnaissent pour
chef au début de T 52. Les Lingons et les Rèmes
ne prennent pas part au soulèvement et d'autres peuples
se tiennent dans l'expectative.
À l'annonce de troubles en Gaule, César accourt
en Narbonnaise où il reçoit l'appui des colons
romains et marche sur le pays des Arvernes pour bifurquer ensuite
vers la vallée du Rhône, où il réunit
le gros de son armée. Face à cette menace, le jeune
chef gaulois préconise une tactique de la terre brûlée
: les Romains ne doivent trouver devant eux ni armée à
combattre, ni ravitaillement. Mais l'unanimité ne se fait
pas à l'assemblée des chefs : les Bituriges se
refusent à détruire leur belle capitale, Avaricum,
qui succombe après une résistance héroïque
(T 52) ; les Romains y massacrent tout ce qui respire. Le récit
de ces atrocités, la perspective de se débarrasser
d'occupants trop autoritaires constitue les thèmes repris
par les émissaires de Vercingétorix qui voit se
ranger sous sa bannière le peuple des Éduens, ancien
allié de César. Pour la première fois se
dresse devant le consul romain une fronde puissante, unie sous
un seul chef, et la révolte se propage dans les cités
les plus soumises ; au même moment, César échoue
devant Gergovie, protégée par ses fortifications
et par les pentes abruptes qui l'entourent ; harcelées
par la cavalerie gauloise, les légions romaines doivent
battre en retraite. César et son armée se trouvent
isolés et coupés de leur ravitaillement dans un
pays hostile. Le général romain décide de
se rabattre sur la Narbonnaise et fait escorter son infanterie
par des cavaliers germains. C'est au moment où ils tiennent
la victoire que les Gaulois vont commettre une erreur fatale.
Ont-ils suivi ou outrepassé les ordres de leur chef ?
Vercingétorix avait chargé sa cavalerie de harceler
la retraite de l'ennemi et il semble que celle-ci ait voulu faire
une brillante démonstration de son courage sans prévoir
l'unité d'action ni la combativité de l'adversaire.
Les cavaliers gaulois, acculés à une bataille rangée
près de Dijon, se replient en désordre. Ils sont
poursuivis jusqu'à Alésia où Vercingétorix
s'est enfermé à l'annonce du désastre. C'est
là qu'il est pris au piège, cerné par les
tranchées et les machines de siège des Romains
; mais il a eu le temps d'envoyer des émissaires vers
les cités alliées afin que chacune lui envoie une
armée de secours. Cependant, en son absence, les cités
discutent, tergiversent, répugnent à se séparer
de leurs défenseurs. Enfin, une armée de secours
paraît en vue des assiégés qui reprennent
courage ; menacés par la famine, ils ont expulsé
de l'oppidum les bouches inutiles : femmes, enfants, vieillards
ont erré entre les deux armées avant de mourir
de faim. Cependant la discorde règne parmi les contingents
gaulois incapables de coordonner leur action et qui se font décimer
les uns après les autres. Tout espoir est désormais
perdu. Se soumettant à l'arrêt des dieux et pour
sauver ses compagnons, Vercingétorix se rend seul, paré
comme pour le combat, au camp de son vainqueur ; à ses
pieds, il jette sans un mot son épée, son javelot
et son casque. Ramené à Rome avec ses hommes qui
ont été distribués comme esclaves, Vercingétorix
fut jeté dans un cachot où il devait pourrir vivant
pendant six ans. En T 46, il figura au triomphe de César
dans Rome en liesse et, devenu inutile, fut étranglé
dans la prison Mamertine.
Marcel Plaisant
Marcel Plaisant est né à
Bourges en 1887. Son père était Achuille Plaisant
et son grand père Eugène était maire de
La Guerche.Il est l'un des 80 parlementaires à avoir refusé
les pleins pouvoir au maréchal Pétain en 1940.
Parmi ses ancêtres se trouve Jean-Baptiste
Lejeune, qui fut député aux Etats Généraux
en 1789, affilié à La Montagne.
Il fait de bonnes études et devient
à 22 ans, docteur en droit. Il fait la guerre de 1914/18
, comme officier et est blessé. A son retour, il est élu
député aux élections de 1919, réélu
le 11 mai 1924. Puis sénateur plus tard en 1929. C'est
un "radical-socialiste" avocat à Saint-Amand
peut-on lire par ailleurs.
Il est délégué à
la Société des Nations, et en 1932, il est nommé
professeur de droit internationnal à La Haye.
Homme de paix, c'est au sénat le
12 janvier 1934 qu'il fera ce discours :
" Il y a un
vaste problème, c'est celui de la rivalité historique
entre la France et l'Allemagne, c'est celui d'une existence entre
les deux peuples. Comment allons-nous vivre côte à
côte, puisque tous les peuples répètent cette
même question : comment l'entente peut-elle se faire ?".
Il est aussi spécialiste de la Proprité
Industielle (les brevets).
Pendant 40 ans, Marcel Plaisant est un
parlementaire reconnu. Il refuse de devenir ministre "estimant
que sa mission consitait à faire du contrôle".
Le bâtonnier écrira de lui
:
"Le profil romain, de taille
modérée, il se tenait très droit, regardait
dans les yeux et respectait en toute corconstances une impeccable
syntaxe".
C'était un humaniste qui avait comme
modèle Michel de Bourges, lui aussi avocat. Il écrivit
une biographie de cet ami de George Sand.
Dès décembre 1940, il entre
dans la Résistance à Lyon. Marcel Plaisant est
arrêté le 15 juin 1944 par la Gestapo, incarcéré
à Fresne et Orléans, puis à Bourges. Il
y est torturé par Paoli. Il sort finalement de prison
le 17 août 1944. Quelques semaines plus tard, il est nommé
Président du CDR, Comité Départemental de
la Résistance. Le Vice-Président est Marcel Cherrier,
du Parti Communiste et le secrétaire Romain Bardin.
Jacques Genton écrira de lui : "un
profil moyen de taille modérée, se tenant très
droit, regardant dans les yeux son interlocuteur, doué
d'une impeccable syntaxe avec un goût pour l'étymologie".
Il meurt le 16 décembre 1958,
il présidait toujours la commission des Affaires étrangères
au Sénat.
Arnaud
de Vogüe, dit colonel Colomb
C'est un des grands personnages de Bourges et du Cher, Arnaud
de Vogüe est né en 1904, il est décédé
en 1988.
Il est issu d'une très très vieille famille
puisque l'on trouve des "Vogüe" dès 1084.
Ce sont ces anciennes maisons françaises qui ont été
au coeur de la fondation de la France, et surtout qui ont, dans
les moments difficiles choisi le bon chemin.
Pendant la dernière guerre, Arnaud de Vogüe devient
un des grands résistants du Cher. C'est un homme discret,
"il émanait de lui une autorité bienveillante"
il voulait libérer la France.
Il participe à la campagne de Dunkerque dès
1940, et c'est très tôt qu'il s'engage dans la Résistance.
En avril 1944 il devient le commandement des FFI de Cher Nord,
et il réussit à fédérer diverses
formations de la résistance. C'est le cas par exemple
des FFI, du 1 er RI ou des FTP.
C'est le 6 septembre 1944 qu'il entre dans Bourges alors libéré
le jour même de ses occupants.
Après guerre, il est le fondateur de l'hebdomadaire,
" La Voix du Sancerrois"
Par la suite, il reste engagé dans l'action locale,
il est maire de Boulleret, un mandat qu'il occupe .... 50 ans,
unanimement apprécié, il est dans de nombreux syndicats
intercommunaux.
Mais Arnaud de Vogüe est aussi un homme d'affaire et
un grand industriel. Il sera longtemps président de Saint
Gobain.
Il resera pour l'Histoire un combattant de la Liberté,
et un homme très impliqué dans son temps.
Alfred DREYFUSS
Alfred Dreyfus, était un officier de l'armée
française, il avait été polytechnicien.
Ses relations avec Bourges existent, puisqu'il va venir dans
la cité berrichonne comme professeur de mathématiques,
dans une des écoles militaires de la ville.
Pierre
Antoine Jean REMOND
Cet article fait suite au courreir reçu par E mail
:
Je suis chercheur-editeur aux _Papers of Benjamin Franklin_,
edition
complete et critique de la correspondance de Franklin, les lettres
qu'il a
recues ainsi que celles qu'il a ecrites. Parmi celles-la se trouvent
deux
lettres de Pierre-Antoine-Jean Remond, maitre particulier des
eaux et
forets du Berry, du 18 et du 21 septembre 1783 ou il s'agit de
prendre
rendez-vous.
Voici quelques éléments sur Rémond que
l'Encyclopédie de Bourges a trouvé :
Il y a 2 Rémond, le père Pierre Antoine Jean
REMOND et le fils Charles REMOND (qui fut aussi franc-maçon)
Pierre Antoine Jean REMOND est né en Suisse à
Locarno le 22 avril 1736. Il vient à Bourges en 1784,
comme Maître des Eaux et Forêt. C'est un personnage
local important qui vient juste après le Grand Maître
des Eaux et Forêts.
Il fut aussi Capitaine des chasses du comte d'Artois.
A Bourges, c'est lui qui va fonder la première loge
maçonnique Sainte Solange et dit-il " J'avais rassemblé
un petit nombre d'amis, d'anciens
maçons à qui il ne maquait que la régularité".
Il a une cinquantaine d'année, et passe pour une personne
de grande humanité.
Il est élu député suppléant aux Etats
Généraux en 1789 pour le compte du Tiers Etat mais
il n'aura pas à sièger à Paris.
Pendant la Révolution, il sera élu capitaine du
district de Saint Sulpice le
18 octobre 1789, par acclamations. Il est un vrai patriote, mais
assez modéré, bien qu'il figure en 1795 dans
la liste "des terroristes".
C'est un franc-maçon important, il fut membre de la
loge de Paris, THALIE, Orient de Paris, il était avant
de venir à Bourges Orateur dans cette loge,
mais aussi semble-t-il de la loge Saint Laurent.
Il est le fondateur de la loge Sainte Solange à
Bourges en 1785, il reste vénérable de cette loge
jusqu'en 1787.
C'est en août 1784 que des maçons se décidant
à constituer une loge, mais il faut du temps et surtout
un maçon reconnu et qui connaît bien l'espect
administratif d'une telle création. Il obtient les Constitutions
de la nouvelle loge le 5 juin 1785, et elle est installée
le 21 août 1785. le
frère Pierre Antoine Jean REMOND en devient le vénérable.
Puis il quitte la loge avec plusieurs autres maçons,
et s'en va fonder, toujours à Bourges une autre loge appelée"Les
Amis de la Paix".
Enfin, lors de la mise en place d'une autre loge à
Bourges, "Minerve", formée de l'aristocratie
locale, c'est Rémond qui est l'installateur de
cette loge, ce qui montre son importance.
A Bourges, il habitait le quartier Saint Sulpice.
Sur une demande de rendez-vous avec Benjamin Franklin, bien
entendu, je n'en ai aucune idée. C'est un an avant les
débuts de la création administrative de Sainte
Solange. Alors pourquoi un rendez-vous en septembre 1783 ?
- Benjamin Franklin était un franc-maçon d ela
loge de Paris des "Neufs Soeurs", est-ce une demande
par rapport à cette loge ?
- Est-ce une demande par rapport à un changement d'affectation
de Rémond puisqu'il va venir à Bourges, à
cette période ?
-Est-ce une demande par rapport à la création ou
au parrainage d'une loge de province, comme Bourges ?
- Est-ce une relation avec le comte d'Artois, futur Charles X
?
Et pour terminer les courriers envoyés
par Rémond à Benjamin Franklin , qu'est ce que
cela peut bien signifier ? Mystère.
Je vous remercie de votre reponse au sujet de P-A-J Remond.
Voici les deux lettres qu'il a ecrites a B. Franklin, le 18 et
le 21 septembre 1783.
Vous verrez que deja en 1783 il s'identifie comme maitre des
eaux et forets du Berry (c'est dans un inventaire des Archives
nationales que j'ai
appris qu'il etait maitre a Bourges et d'apres cet inventaire
il a ete nomme a cet office le 13 juin 1770).
J'aimerais bien savoir ce que vous pensez de ces lettres,
et surtout dela remarque "je suis en partiedepositaire de
l'objet qui peut vous mettre a porte de signaler ce zele patriotique..."
--------------------------------------------------------------------------
Paris Le 18 7bre 1783
Monsieur
Une Nouvelle occasion D'e^tre utile a\ vo^tre Patrie se Presente;
Je Suis En partie De/positaire de L'objet qui peut vous mettre
a\ Porte/e De
signaler ce Ze/le patriotique Dont tant de fois vous avez Donne/
Le Courageux Exe/mple; un quart D'heure suffira pour vous En
De/tailler Les
moyens, J'o^se vous Le demander avec Confience L'heure Et Le
jour me seront absolument Egaux Et J'attendrez vos ordres avec
D'autant--plus
D'Empressement, puisqu'independament de L'objet qui m'y enga^ge
cette occasion Me Procurera Le ra^re avantage de vous assurer
des entimens
D'admiration De Respect Et De Ve/ne/ration avec Lesquels J'ay
L'honneur D'e^tre Monsieur Vo^tre tre/s humble Et tre/s obe/issant
serviteur
remond
Mai^tre Des Eaux Et fore^ts du Berry
ho^tel de chartres Rue De Richelieu./.
Paris Le 21 7bre. 1783
Monsieur
Je rec,ois Dans L'instant La Reponse que vous avez Bien voulu
faire a La Lettre qu j'ay eu L'honneur de vous Ecrire Vendredy.
Je ne pourrois pas
profiter De La faveur que vous m'accordez pour Demain a onze
heures (me/tant arrive/ un pe/tot accident). Si vous n'aviez
La bonte/De fixer
L'Epo^que De votre audience a Jeudy ou Vendredy: au Surplus J'attandrez
vos ordres.
Je suis avec autant De Respect que De Ve/ne/ration Monsieur Vo^tre
tre/s humble Et Tre/s obe/issant serviteur./.
remond
Voilà un beau sujet de recherche.
Germaine Lebrun : Cette dame est connue
à Bourges à plus d'un titre, elle appartient à
la grande famille "Lebrun", et ce fut une des figures
de la ville dans toute la seconde moitié du XX e siècle.
Elle est née à Paris en 1913,
sous le nom de Germaine Fénéon, mais fut plus connue
par le prénom de Jeanne. Elle est décédée
à l'âge avancé de 92 ans, un 20 juin 1998.
Elle vient en Berry après son mariage
avec le docteur Maxime Lebrun., chirurgien d'une grande renommée,
et directeur d'une clinique qui portait son nom, rue Branly.
Elle eut 10 enfants, dont le docteur Pierre
Lebrun, qui fut aussi conseiller général, et le
père Francis Lebrun, bien connu à Bourges du côté
de Saint Henri.
C'est à partir de 1947 qu'elle commence
à s'occuper de sa ville, et elle est élue de manière
continue à la municipalité de Bourges pendant 30
ans. De 1947 à 1977. Elle a été conseillère
municipale puis adjointe au maire de Bourges. Elle va connaître
les maires de Bourges comme Mallet, Salé, Cothenet et
surtout Raymond Boisté. Elle sera la seconde adjointe
de Boisdé, dans une période où la parité
n'atait pas trop le soucis des hommes politiques. Elle aura la
charge des affaires sociales.
On lui doit sur 30 ans plusieurs créations,
comme le PACT qui permet la réhabilitation de logements
anciens, mais aussi des structures pour aider les jeunes en difficultés,
ainsi que les premiers foyers pour personnes âgées.
C'est Germaine Lebrun qui va fonder le
Zonta Club. Club service composé de femmes.
Elle arrête la vie politique en 1977,
et reçoit cette même année, la Légion
d'Honneur.
Edme Boiché :
Il fut maire-adjoint de Bourges à
l'époque de Jacques Rimbault, c'était un "gaulliste".
Il est né le 6 août 1921 dansl'Ain,
et vit à Paris avant de rejoindre le département
du Cher. Il a en effet épousé une berruyère,
fille d'une famille de commerçants de la rue d'Auron.
C'est à Brécy que Edme Boiché
devient agriculteur.
Auparavant, il est employé dans
les usines de Mazières à Bourges, et en 1939, il
doit quitter cette entreprise pour aller à la guerre.
Il est soldat dans la 4° division cuirassée rapide,
et à cette époque, assez courte, il est chaffeur
du colonel.... de Gaulle. (c'est de mars à juin 1940).
Il entre dans la Résistance, est
arrêté en 1943, enfermé au Bordiot, et rencontre
dans cette prison, Alfred Stanke, le Franciscain de Bourges.
Torturé, Edme Boiché réussira
à s'évader, avant d'être à nouveau
arrêté en août 1944, et sera libéré
grâce à "un échange".
Il entre dans Bourges le 6 septembre 1944
à la tête d'un groupe de maquisard appelé
"Jacques Coeur".
Il restera marqué à jamais
par période auprès de De Gaulle. Sur le plan politique
il est proche des gaullistes de progrès autour de Jean
Charbonnel (Fédération des Républicains
de Progrès), étant élu vice-président
de ce mouvement.
Plus tard, il est le "grand organisateur"
de la protection d el'environnement autour de la Cathédrale
de Bourges dans les années 1970. Lorsque l'Union d ela
Gauche se met en place, il rejoind Jacques Rimbault le communiste
et emporte en 1977, la Mairie de Bourges.
Il sera maire adjoint de 1977 à
1989. Il s'occupera des services techniques, puis de des espaces
verts et de la qualité de vie.
Il meurt le 25 avril 199. (?)
Buhot de Kersers (Alphonse),
Auteur d'une oeuvre historique et patrimoniale
exceptionnelle sur Bourges et le Cher. On lui doit une "Histoire
et Statistique monumentale du département du Cher (1875
- 1898)" en 8 volumes, et le volume 2 est entièrement
consacré à Bourges, c'est un document exceptionnel,
plusieurs fois réimprimé.
Alphonse Buhot de Kersers est né
à Bourges en 1835, le 7 mai à 11 h du matin, alors
que Jean Baptiste Boucheron était adjoint au Maire.
Son père, François-Marie
Buhot était Ingénieur des Ponts et Chaussées,
(un autre document indique qu'il a aussi fait Polytechnique,
ce qui est possible). Sa mère était Marguerite
Sallé, elle était issue d'une famille de magistrat.
Le couple habitait rue du Dieu d'Amour (actuellement rue du commerce).
Au nom de Buhot sera ajouté en 1865
par un arrêt de la Cour Impériale de Rennes, "de
Kersers".
C'était semble-t-il un homme de
loi, comme Louis de Raynal, mais il manque à l'Encyclopédie
d'autres éléments.
Buhot de Kersers sera aussi un archéologue,
un numismate et un auteur de diverses études sur le département.
à suivre
Hubert de Lagarde :
un très grand Résistant
Il est né à Marmagne en 1898,
il meurt dans le camp de Dora-Ellrich en 1945.
Il fait des études à l'école
de Bourges de Sainte Marie. Sa mère est veuve et il s'engage
dans la Guerre de 1914, il est au 1 er régiment d'Artillerie
de campagne à Bourges en 1916. Il fait la Grande Guerre
alors qu'il n'a que 18 ans. Il est sur les fronts successifs
de Lorraine, Champagne, Verdun et Argonne.
Il est démobilisé le 20 décembre
1919. C'est à ce moment qu'il entre à Saint Cyr,
dans la promotion "de la devise Du Drapeau". C'est
à Saint Cyr qu'il a un professeur d'histoire qui va devenir
prestigieux : le Capitaine de Gaulle.
Il devient militaire de carrière
avec une pose de 4 ans entre 1924 et 1928.
En 1930, Hubert de Lagarde quitte l'armée,
il est écrivain, auteur de l'ouvrage "Le Soupçon"
qui obtient même 2 voix au Goncourt de 1934 (Roger Vercel
l'emporte avec Capitaine Conan).
Second ouvrage "l'Aventure" sur
l'empire colonial français. Il publie aussi un pamphlet
"Procès de l'Italie" qui sera mis au Pilon par
le gouvernement de Vichy.
Il devient journaliste et conférencier
et travaille sur la guerre d'Espagne,
Tout en étant journaliste, il devient
aussi semble-t-il officier de renseignements. Cela lui vaut ...
la Légion d'Honneur en 1938.
A la guerre de 1940, il reprend du service
à la 23 ième armée en avril 1940 puis c'est
la défaite, il est démobilisé.
Il habite alors à Berry Bouy, et
possède une maison rue Coursarlon à Bourges. Il
entre très vite dans la Résistance, entre dans
l'Armée Secrète à la fin de 1940. L'année
suivante il est l'agent "Villars" dans un réseau
(Cahors-Asturie(?), et devient Chef du 2 ième bureau de
"Libération Nord".
En 1942 il est le créateur du
réseau de renseignement Eleuthère qui comprendra
419 agents. C'est un homme de renseignement et fournit des informations
très importantes.
Il est condamné à mort par
contumace par l'occupant. Il prend à la demande du futur
maréchal Koenig chef des FFI, la direction du 2 ième
bureau (renseignement). Il est arrêté le 26 juin
1944, incarcéré à Fresne, interrogé
par la Gestapo, rue des Saussaies, il est déporté
le 15 août 1944. Il est interné à Buchenwald,
puis à Dora et meurt le 25 janvier 1945.
Pourquoi ce héro n'est-il pas connu
à Bourges ? nul ne sait, mais il faut se rappeler qu'il
avait démissionné du COMAC en mai 1944, il jugeait
cette structure trop politisée.
A l'agonie, Hubert de Lagarde demandera
où en est l'avanbce des Alliés, et lorsqu'on lui
dit que la France est presque libérée, il dira
" en somme, les nouvelles sont bonnes".
Docteur
Henri Besson
Henri
Besson est né à Bourges le 16 septembre 1890, il
était l'aîné d'une famille nombreuse, 7 enfants,
ce sera un point fort de sa vie.
- Il effectue ses études primaires
et secondaires à Bourges, avant de poursuivre des études
de médecine comme son père, Armand - c'est une
tradition familiale - à Paris, où il débute
son internat de chirurgie à l'hôpital Saint Joseph.
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- Il a 24 ans, et va donc s'installer comme
médecin... losque la guerre de 14 commence. Il est mobilisé
dès 1914, et très vite, il se retrouve au cur
de la bataille de Verdun. Il reçoit plusieurs citations,
la médaille de Verdun 1916, la croix de guerre 14/18 et
la croix de chevalier de la Légion d'honneur.
- Mais il va sortir de cette Grande Guerre,
et dès 1818, il se marie avec Jeanne Rambaud avec laquelle
il élèvera 10 enfants..... Toujours les Grandes
familles.
-
- Par la suite, il s'oriente vers la radiologie
et crée le premier service d'électroradiologie
à l'Hôtel Dieu de Bourges en 1925.
-
-
- Action dans le monde social :
-
- La notion de famille est fondammentale
pour cet homme, Et progressivement il va prendre des responsabilités
à partir de 1924 dans de nombreuses structures toutes
orientées vers la famille.
- S'appuyant sur sa propre vie familiale,
il va se consacrer aux familles, à toutes les familles,
sans se préoccuper des opinions politiques ou philosophiques
des uns ou des autres.
-
- Il militera sans relâche pour que
les familles les plus démunies aient une vie et un logement
décents, ce qui ne sera pas toujours facile, surtout au
lendemain de la deuxième guerre mondiale.
-
-
- Tout d'abord, il adhère à
l'Association des familles nombreuses de Bourges avant
d'en devenir le Président en 1939.
-
- Après la création de l'Union
Nationale des Associations Familiales (UNAF) en 1945, il devient
tout naturellement le président de l'Union Départementale
du Cher jusqu'en 1964.
-
- Egalement membre du bureau national, il
rencontre à plusieurs reprises le président Robert
Schumann sur la construction de la communauté économique
européenne. Robert Schumann souhaitait qu'elle soit d'abord
une communauté d'hommes avant d'être celle des échanges
économiques. C'était aussi l'idéal d'Henri
Besson.
-
- Dans le même temps, le Docteur Besson
est présent en 1946 lors de la création de la
Caisse d'Allocations Familiales du Cher qu'il va présider
pendant 10 ans.
-
- Il fonde alors qu'il a 76 ans l'office
social et culturel du Cher implanté aux Gibjoncs qu'il
va présider activement jusqu'à l'âge de 97
ans. Et Il participe à la création du centre social
de la Caisse d'Allocations Familiales à la Chancellerie.
-
- Il est ainsi à l'origine des fameux
"mètres carrés sociaux" ouverts par la
construction des HLM, qui ont permis aux activités associatives
de se développer, notamment dans les quartiers Nord de
Bourges.
-
- Il est également vice-président
fondateur de l'Office Municipal des Sports et administrateur
de l'Office HLM.
-
- Rappelons qu'il était avant
tout médecin chef à l'Hôtel Dieu de Bourges.
-
- Comment a-t-il trouvé le temps
et la force de mener de front toutes ses activités ? Sans
doute parcqu'il il avait une foi vivante qui le portait tout
naturellement au service des autres.
-
- Il avait une famille unie et une femme
exceptionnelle qui l'a accompagné dans toutes ses entreprises.
Il avait plus que le sens du devoir, il aimait ce qu'il faisait.
- Esprit libre et indépendant, il
a cherché toute sa vie à être en accord avec
lui-même. C'était un homme debout, et ce fut certainement
le secret de sa longévité.
-
- Promu officier de la Légion d'Honneur
à la fin de la 2ème guerre mondiale, commandeur
de l'Ordre National du Mérite en 1981,
- Il s'est éteint le 10 novembre
1991, dans sa 102ème année.
- Un rond point, situé en face
de l'hôpital de Bourges porte depuis le 24 juin, le nom
du docteur Henri Besson.
- A noter dans la famille Besson, le
docteur Armand Besson qui possède une "allée"
à Bourgers.
-
- Armand Besson est né à Bourges le 16 septembre
1862; il est de la génération des hommes qui ont
été frappés par la guerre et surtout la
défaite de 1870. Il songe à faire une carrière
militaire, mais s'oriente finalement vers la médecine.
En 1888, il est docteur en médecine à Paris mais
il s'installe à Bourges et épouse l'année
suivante Edith Le Cacheux, sa première cliente.... Ils
auront 7 enfants.
- Armand Besson fut le premier Médecin
Chef de la Maternité de Bourges, à l'Hôpital
général qui devait se situer rue Taillegrain. Il
est Chirurgien accoucheur.
- Il sera médecin à Bourges
pendant 40 ans. Il habitait au 13 de la rue Sanson, puis rue
Sabathier.
- Il aura une grande activité dans
le domaine social, on lui doit les colonies de vacances, la "goutte
de lait" qui oeuvre pour l'enfance, mais aussi la société
de gymnastique appelée "la Biturige", et aussi
c'est à lui que l'on doit les Bains Douches de la ville
de Bourges.
- C'est lui qui deviendra vice-président
de la délégation spéciale chargée
d'administrer en 1894, la ville de Bourges à la suite
d ela démission du conseil municipal.
-
- En 1914, il est mobilisé à
l'Hôpital militaire de Bourges.
- Il est décédé en
1929 (le 9 juin) à Bourges et est enterré au cimetière
du mautier.
-
- Il a écrit plusieurs ouvrages :
- - quatre mois aux chasseurs alpins en
1894.
- - la méthode du docteur Roux en
1895
- - l'alcoolisme et la classe ouvrière
en 1899.
-
- Paul-Armand Besson :
- né en 1902, fils d'Armand,
- Il est ingénieur aux Tramways de
Limoges, puis à l'usine à gaz de Trouville.
- il est lieutenant de réserve du
génie, puis capitaine des Forces dse l'intérieur.
Il organise la Résistance dans la région de Trouville.
Arrété, il est fussilé par les Allemands
le 13 novembre 1943.
-
-
- Louis de Raynal
- Une rue Louis de Raynal a été
donnée à Bourges dès 1932 pour honorer ce
grand historien local né en 1859 et décédé
en 1894.
-
- On lui doit une monumentale "Histoire
du Berry" en 4 volumes dans laquelle il retrace toute l'histoire
locale depuis les Bitugiges jusqu'à la Révolution
de 1798. Cet ouvrage qui fait référence aujourd'hui
encore est illustré d'armoiries et de cartes du Berry.
- Louis de Raynal (son nom est Louis-Hector
Chaudru de Raynal) est né à Bourges le 28 janvier
1805, sa famille étant originaire de Dordogne.
- Il fait des études de droit et
passe sa licence en 1825. Il est avocat à Bourges en 1829
puis entre ensuite dans la magistrature.
- -Substitut du procureur en 1833
- Premier avocat général à
la cour Royale en 1841
- Procureur général à
la cour de cassation en 1877.
- Lorsqu'il est destitué en 1877,
il se retire à Saint Eloi de Gy dans sa propriété
du Vernay où il termine sa vie à l'âge de
87 ans.
- En 1834 il entre au Conseil municipal
de Bourges pour 5 ans (puis au Conseil général
de 1867 à 1871).
Sa passion fut l'écriture avec une Histoire du Berry en
12 volumes qu'il rédige de 1835 à 1844. Ce fut
une oeuvre monumentale.
-
- Zoé Dumonteil
-
- Zoé Dumonteil est née en
juin 1895 au Bugue en Dordogne.
Elle fait des études poussées pour l'époque,
entrant à l'Ecole Normale et elle exerce quelque temps
le métier d'institutrice dans son Périgord natal.
Son père, qui est employé aux chemins de fer, est
nommé à Bordeaux et y emmène sa famille,
et comme cela arrive parfois, elle abandonne l'enseignement pour
entrer, , aux chemins de fer.comme son père. Cette tradition
était assez ancrée chez nos compatriotes. Elle
fera une belle carrière et c'est ce qui l'amène
à Bourges où elle est mutée au début
des années 1920 . Elle terminera sa carrière comme
chef de bureau à la gare de Bourges
-
- Zoé Dumonteil qui est une femme
de caractère s'engage très tôt dans la Résistance, où les cheminots sont nombreux, elle est
dans le réseau "Inter Lyon". Elle réunit
autour d'elle, chez elle, des résistants issus de son
milieu professionnel. Mais elle est bientôt arrêtée
et c'est le début d'une période tragique dont elle
va nénamoins revenir.
Elle est déportée le 9 mai 1944, envoyée
à Orléans, puis à Compiègne, Ravensbrück
et en Tchécoslovaquie.
Libérée le 8 mai 1945, malade, elle est soignée
en Allemagne puis revient en France où elle reprend assez
rapidement son travail à ce qu'on appellera désormais
la SNCF.
De son année de déportation, elle ne parlera JAMAIS,
du moins à ceux qui n'ont pas connu l'enfer des camps.
- A la fin des années 50 elle quitte
la SNCF, pour une retraite somme toute bien méritée.
- Elle reste active, et devint institutrice
à l'école de la Salle ! Dans le même temps,
elle remplace régulièrement la directrice de la
clinique Lebrun lorsque celle-ci est en congés.
Elle devient Présidente de l'association Valentin Haüy
et entre au conseil municipal en 1965, le maire étant
alors M. Raymond Boisdé.
Elle exercera deux mandats, jusqu'en 1977. Elle a alors 82 ans
et est la doyenne du Conseil Municipal.
Vice Présidente du Centre Communal d'Action Sociale, elle
travaille avec Germaine Lebrun qui est Maire Adjoint chargé
de l'action sociale.
- Zoé Dumonteil avait des capacités
d'organisation impressionnantes qui lui permettaient de mener
de front de multiples activités.Elle dégageait
une présence qui impressionnait ses interlocuteurs. Dans
le discours du 28 septembre 2006, inaugurant la rue Zoé
Dumonteil à Bourges, le maire Serge Lepeltier, dans son
discours évoquera une femme " qui était
exigeante, ne supportait pas la médiocrité et l'hypocrisie.
Elle était aussi pleine d'esprit et d'humour. Elle aimait
la vie qui ne l'avait pourtant pas épargnée."
Après quelques années passées au Doyenné,
Zoé Dumonteil s'est éteinte en avril 1999 à
l'âge de 104 ans.
Elle était commandeur de la Légion d'Honneur, croix
de guerre et médaillée de la Résistance.
- Charles Brown
Charles Brown est né un 9 avril 1898 à Boulogne
sur Mer, sa mère est de condition modeste, elle est laveuse
et d'un père anglais travaille aux douanes comme interprète,
d'ou son nom typiquement britannique.
- Il fait ses premières études
musicales dans sa ville natale, au Conservatoire de Boulogne
et il en sortira avec le prix d'excellence.
- Son père, fonctionnaire, refuse
qu'il en fasse de la musique son métier, aussi le jeune
Charles apprend-il le violon, mais en cachette. Car pour le père;
musiciens est synonyme de saltimbanque, ce n'est pas un métier
!
-
C'est
en 1914, il a 16 ans, et Charles Brown part à Paris, à
pied, avec son violon et ses affaires. Ces sont des années
de vaches maigres. Il vit de petits boulots.
-
- D'un naturel chaleureux et généreux,
il sait attirer à lui des professeurs remarquables qui
ont décelé son talent.
- Avec eux, il travaille son violon et
approfondit la composition et l'écriture musicales.
-
- Il se marie et a deux enfants.
-
- De 1938 à 1948, Charles Brown fait
une carrière de violoniste au prestigieux orchestre
Lamoureux dirigé par le chef Eugène Bigot.
Ce dernier l'aide beaucoup. Il sait utiliser ses compétences
en lui fait même diriger l'orchestre au pied levé.
D'ailleurs, il semble que Eugène Bigot pense de manière
forte que c'est en étant chef d'orchestre que Charles
Brown peut et doit s'accomplir, aussi il le pousse à chercher
un emploi de chef de conservatoire qui lui assurerait une sécurité
financière, ce qu'il n'avait pas.
-
- Charles Brown arrive à Bourges
en 1948 pour prendre la direction de l'Ecole Nationale de Musique
et de Danse.
- Il y restera jusqu'en 1970. C'est à
dire durant 22 ans.
-
- Outre l'école qui l'absorbe beaucoup,
il dirige une douzaine de concerts par an. Au théâtre
municipal bien sûr mais aussi dans les établissements
scolaires, dans les usines, mais aussi à la prison, et
dans le milieu rural.
- Il veut diffuser la musique partout où
il le peut, par tous les moyens.
- Sa personnalité chaleureuse, toujours
prompte à donner un conseil ou un soutien, suscite énormément
de vocations. Certains de ses élèves deviendront
1er prix du Conservatoire de Paris.
- Tout ceci contribue grandement à
la renommée de l'école de musique de Bourges dont
le nombre d'élèves augmente considérablement.
- En 1970, Charles Brown a 72 ans. Il souhaite
abandonner l'enseignement pour se consacrer à la composition.
Mais l'heure n'est pas encore venue. Une seule de ses oeuvres
a été enregistrée en 1977, il s'agit d'un
Requiem écrit lors du décès de sa mère
en 1975.
- Pressé de prendre la direction
de l'école César Franck à Paris, il accepte.
- Il y donne des cours d'analyse musicale,
de composition et de musique de chambre.
- Il fait chaque semaine le trajet de Bué,
où il habite, à Paris.
- A la mort de sa femme en 1977, il s'installe
à Boulogne sur Mer et arrête toute activité
en 1984. Il a 86 ans.
- Il meurt à Boulogne, le 7 septembre
1988.
-
-
- Il était Chevalier de la Légion
d'Honneur, Officier de l'Ordre National du Mérite, 0fficier
de l'instruction publique
- Charles Brown a été compositeur
de 1936 à 1977, année de la mort de sa femme qui
était sa source d'inspiration.
- Il laisse plus de 160 uvres,
dans tous les genres, excepté
l'opéra.
- Elles ont presque toutes été
jouées de son vivant, ce qui est assez exceptionnel.
- Marquée à
ses débuts par le doute, la douleur, sa musique a évolué
vers une forme de plénitude, de sérénité,
à l'image de sa vie.
- Charles Brown laisse
le souvenir d'un homme modeste et profondément humain,
donné à la musique et passionné par toutes
les formes d'art.
-
- Est-ce parce qu'il était autodidacte
? Il était un pédagogue né, sachant tirer
le meilleur de chacun. Ses élèves, dont certains
sont ici, peuvent en témoigner.
-
- Une rue a été inaugurée
par le maire Serge Lepeltier le Samedi 28 octobre 2006, il concluera
son discours ainsi ;
- "Aussi je suis heureux de pouvoir
rendre hommage aujourd'hui à cet homme remarquable Charles
Brown, en donnant son nom à une rue de Bourges. Dans ce
quartier Vauvert où se côtoient déjà
Mozart, Ravel et Messager".
- Denys Dodart
-
- Il fut Intendant du Berry et resta en
place 40 ans, de 1728 à 1767.
- Il eut à développer dans
une période difficile au plan économique, des manufactures
et l'amélioration de l'agriculture. Il se démena
beaucoup pour assurer la vente des productions berrichonnes en
dehors de la généralité du Berry. A Bourges,
Dodart va subventionner une manufacture de toiles qui va durer
jusqu'à la Révolution , et cette entreprise occupera
jusqu'à 3000 personnes.
-
- Dodart se préoccupa aussi de
l'entretien et de la navigation des rivières dont le Cher. Il accepta que les bois qui restaient
dans les rivières après une crue deviennent propriété
du riverain, à condition que celui-ci entretienne les
rives.
- Le 31 janvier 1762, il procède
à la création d'une Société d'Agriculture,
elle était composée de 20 membres et siégeait
à Bourges. Cette société préconisa
des innovations comme la charrue, le semoir où la cloture
des champs.
- Il développa aussi toujours dans
l'agriculture les prairies artificielles, la culture de la luzerne
et du sainfoin. Il recommanda la culture du mûrier et des
peupliers d'Italie.
- Pourtant malgré toutes ces actions,
le résultat fut assez médiocre tant les difficultés
furent grandes.
- Il représentait le pouvoir royal
dans l'économie berrichonne, une sorte de préfet
avant l'heure.
- On dit de lui qu'il avait de grandes qualités
de coeur et une parfaite connaissance des hommes et de leurs
problèmes.
- Il implante à Châteauroux
en 1751 la Manufacture Royale du parc qui va se spécialiser
dans le drap d'uniforme.
- Il installera en bordure d el'Yèvre
une fabrique d'Indiennes qui sera dans le quartier Sa int Sulpice
de Bourges, avec un autre atelier à l'Hospice général.
-
- Denys (ou Denis) Dodat était né
en 1698, fut reçu conseiller au parlement de Paris le
30 janvier 1722, maître des requètes à l'Hôtel
du Roi la même année.
- Il meurt au château de Nozet (Pouilly
sur Loire) dans la Nièvre le 1 er octobre 1775.
- On peut lire un courrier de Denys Dodart
qui décrit l'état intellectuel peu brillant de
sa généralité :
- " Les lettres sont extrêmement
négligées dans nos provinces. La noblesse y est
fort peu instruite, les ecclésiastiques pour la plupart,
ne s'occupent que de leur temporel, ceux qui voient quelques
livres n'y cherchent que la théologie scolastique ou des
questions qui, depuis cent ans, partagent et divisent le clergé.
Il en est de mesme des magistrats pour le genre de connaissances
qui leur est propre. Tout le reste s'occupe de la culture de
la terre ou de quelque commerce."
-
- Une rue
Yves Brayer à Bourges
-
- C'est ce que vient de décider
le Conseil municipal du 19 décembre 2006.
- Yves Brayer fit partie des peintres qui,
entre les deux guerres mondiales, éprouvèrent la
nécessité de s'attacher à la réalité
qui les entourait. Ceux-ci rejetant, sans pour autant les ignorer,
les mouvements picturaux de la fin du 19ème et du début
du 20ème siècles, se voulaient davantage les disciples
de Vuillard et de Bonnard, tel le groupe de la Réalité
Poétique, ou admirateurs de Courbet, tel le mouvement
Forces Nouvelles. Si Brayer resta toujours indépendant,
il comptait parmi ses amis Francis Gruber qui fut à l'origine
du Nouveau Réalisme français des années
1950, et dont Bernard Buffet allait être le brillant exemple.
- Yves Brayer est né à
Versailles en 1907, mais la plus grande partie de son enfance
se déroule à Bourges. A
son arrivée à Paris en 1924, il prend le chemin
des académies de Montparnasse, puis celui de l'Ecole des
Beaux-Arts. Très jeune, il témoigne de sa personnalité
et, des aînés comme Jean-Louis Forain, l'encouragent.
Encore étudiant, il expose au Salon d'Automne et au Salon
des Indépendants. En 1927 une bourse de voyage de l'Etat
lui permet de partir en Espagne où la rencontre avec les
maîtres du musée du Prado aura une influence décisive
sur son uvre future. Après un séjour au Maroc
grâce à un prix créé par le Maréchal
Lyautey, il décroche le Grand Prix de Rome en 1930. Tout
d'abord il regrette l'Espagne, puis il se laisse emporter par
la richesse de la vie italienne des années trente. http://www.yvesbrayer.com/pages/fr/biogra/biogra.htm
-
-
- En recherchant des renseignements,
voici ce que nous avons reçu :
- Le Lycée ma
fait parvenir votre demande concernant Yves Brayer.
- En effet, nous possédons
bien une grande peinture murale qui représente les vendanges
dans le Sancerrois. Cette uvre dYves Brayer a été
exécutée dans le cadre des 1% en 1962 lors de la
reconstruction de létablissement qui sappelait
alors Lycée Technique dEtat de Garçons.
Cette peinture se trouve située dans le foyer socio-éducatif
du Lycée mais les élèves qui ne la trouvaient
plus du tout à leur goût, lon fait recouvrir
dun panneau de bois sans aucune précaution pour
sa conservation
- Je possède une photocopie
dun article de presse du 21 juin 1962 où Yves Brayer
est photographié devant son uvre en compagnie de
Georges Rohner, auteur de la mosaÏque qui se trouve à
lentrée de létablissement. Je peux
vous faire parvenir une photocopie de cet article (à quelle
adresse ?).
- Si vous souhaitez voir la
peinture murale, je pense que vous pouvez vous adressez au Proviseur
de létablissement, qui devrait pouvoir faire dégager,
même de façon temporaire, le panneau de bois par
les agents de service.
- Passionné, par lhistoire
de mon Lycée, qui fêtera en 2010 le centenaire de
son installation sur le site actuel, je reste à votre
disposition pour tout renseignement complémentaire et
vous prie de croire, Monsieur, en lexpression de mes sentiments
distingués.
- Jacques SALLOT
-
- Auguste Borget
-
- Il y a parfois des personnages qui ont
été importants, avec un rapport fort avec Bourges,
et qui restent totalement inconnus.
- C'est le cas d'Auguste Borget.
- Auguste Borget est né en Berry,
très exactement à Issoudun le 28 août 1808
et il est décédé à Bourges
à près de 70 ans, et son biographe M Giordana donne
l'adresse de cette mort, au 1, rue de lEquerre. C'était
le 25 octobre en 1877.
- C'est un peintre français qui a beaucoup travaillé loin de son Berry,
que ce soit à Calcutta, en Chine et aussi à New
York. Il fut l'ami de Balzac et de Zulma Carraud , Balzac d'ailleurs
lui dédia en 1836 un roman : La Messe de l'Athée.
- Borget est un peintre voyageur, il commence
par la Suisse et lItalie en 1833, il a 25 ans. En 1836
c'est un grand voyage autour du monde qui va durera quatre ans.
il va ramené de nombreux dessins et aquarelles.
- Il publie ses oeuvres, qui sont des dessins
et des gravures, les plus célèbres étant
consacrées à la Chine. Sans doute fatigué,
il arrête ses voyages vers 1850.