C'est en 1977 que se déroule le premier Printemps
de Bourges. Et nous sommes en 2005, l'édition vient de
se terminer, voici un article sur le Printemps de Bourges écrit
pour le magasine du Berry : La Bouinotte :
Le Petit Reporter de
LA BOUINOTTE AU PRINTEMPS DE BOURGES 2005
Pour ce 29° Printemps de Bourges, le "petit
reporter" de La Bouinotte était de la fête,
et il va passer 6 jours à marcher, attendre, écouter,
prendre des photos, parler et même assister à moult
concerts.
Tout commence le mardi soir, c'est en fin d'après
midi le temps des inaugurations des stands, en commençant
par celui de la Ville de Bourges, puis les Conseils Général
et Régional. Le "Tout Bourges " est là,
cherche des artistes qu'il ne trouve pas et des petits fours
dont il se gave
.
Pas de grands discours, car l'inauguration du Festival,
c'est le premier spectacle qui se déroule au Palais d'Auron
: Rona Hartner, venue de l'Est avec sa gouaille et sa vitalité
, un succès assuré. Elle est suivie d'Emir Kusturica
et un groupe au nom américain. En fait, l'Emir reste sur
la gauche de la scène avec sa guitare, très discret
et sur scène, une bande de musiciens autour d'un chanteurs
"fou" tous sont montés sur piles rechargeables
délivrant un son frisant les 110 décibels
.
Le lendemain, les oreilles en ont prit un coup, et la
distribution de boules K
. (bouchons sur oreilles) bat son
plein. C'est une journée calme, et les trois scènes
ouvertes gratuites accueillent les artistes en herbe (mais sans
herbe). Une musique très variée, et au passage,
on peut découvrir le "de Palmas de demain",
car celui d'aujourd'hui passe le soir au Phénix, un beau
chapiteau sans piquet contenant près de 6000 places.
Le jeudi, c'est déjà la vitesse de croisière
qui s'installe, les tartiflettes me servent de repas de midi,
et vers 18 heures, les réceptions de tous ordre permettent
quelques rencontres. C'est ainsi que je retrouve Rokia Traoré,
la belle et attachante chanteuse malienne, qui nous vient me
dit-elle "d'Amiens ou je vis depuis plusieurs années".
Et le soir, je la vois sur scène, dans un magnifique récital,
passant juste avant Amadou & Mariam, et un peu avant Bernard
Lavilliers, un garçon musclé mais au tour de chant
impeccable d'autant que la sono dans ce Phénix ce soir-la
est excellent. Une super soirée de 19 H à minuit
et demi pour le "petit reporter de La Bouinotte".
Le lendemain, après avoir ingurgité le
Kebab traditionnel et réclamé, en vain, un produit
du même type "made in Berry", c'est la ballade
dans les stands de fringues, de lampes, de bijoux, de sculptures
africaines, dans une foule qui s'accroît de jour en jour.
Le soir, c'est ma participation à Canal +
.. comme
spectateur, et je peux enfin serrer la main de Stéphane
Bern qui fait son émission "20 H 10 pétante"
à 19 heures 10
. Et se gausse du Berry et des Berrichons.
Ils sont installés dans une grande tante (tente) sur,
comme ils disent "la place de l'église", nom
que donnent ces impertinents à la magnifique place de
la Cathédrale de Bourges. Mais Canal + c'est une belle
image et seuls quelques grincheux se fâcheront de leur
ton.
Le soir est plus délicat à gérer,
le Phénix a été pris d'assaut par le Reggae,
la fumée est intense, et je n'y reconnais aucune effluve
connue. Je constate sur le plan musical que le gospel des "papy
de The Blind Boys of Alabama" est excellent et mérite
le détour.
Le samedi, et la fatigue arrivent. J'assiste à
plusieurs talents scène, et je participe à l'émission
de Radio Berry Sud en direct de Bourges de 12 H à 13 H.
Avec Alain Meilland, un des fondateurs du Printemps de Bourges
en 1977, nous parlons de tout, de l'évolution du Printemps,
comme du nettoyage de la Ville.
Le soir, c'est le rock fort
. Avec des groupes
comme TTC (140 décibels au compteur) ou Mass Hystéria
et ça déménage. A La Soute (nom de la grande
salle de la Maison de la Culture), le régional de l'étape
fait la première partie de Karen Ann, et c'est le jeune
Florent Marchet, un vrai berrichon qui triomphe sans moi : il
n'y avait plus une seule place.
Et c'est le dernier jour, la conférence de presse
se déroule vers 11 heures ce dimanche, les organisateurs
sont fatigués et les journalistes crevés. Le Printemps
2005 a été un succès, Daniel Colling, le
patron est aux anges et Tina Poulizac heureuse : 65 000 places
délivrées, les salles remplies à 100% et
plus et parmi les 609 journalistes accrédités,
se trouvait le "petit reporter de La Bouinotte" qui
n'a pas su poser sa question, coincé entre le Figaro et
Libération.
L'après midi, un concert géant et gratuit
se déroula sous le Phénix, et après un méchoui
pris sur place, Amestoy Trio commença l'après midi.
Des familles entières de berruyers étaient là,
les festivaliers eux, étaient las, et le rythme du groupe
"Debout sur le Zinc" c'est son nom triompha.
A l'année prochaine pour le 30 ° Printemps de Bourges.
En savoir plus sur le Printemps de Bourges et l'édition
2005, allez sur le site officiel du Printemps :
http://www.printemps-bourges.com/