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MON PRINTEMPS DE BOURGES 2005
Par Roland NARBOUX

Le Printemps de Bourges et son histoire de 1977 à 2005

LE JOURNAL D'INFORMATION ET D'ACTUALITE DE BOURGES DE janvier 2006

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Retour à l'Histoire du Printemps de Bourges

C'est en 1977 que se déroule le premier Printemps de Bourges. Et nous sommes en 2005, l'édition vient de se terminer, voici un article sur le Printemps de Bourges écrit pour le magasine du Berry : La Bouinotte :

Le Petit Reporter de LA BOUINOTTE AU PRINTEMPS DE BOURGES 2005

Pour ce 29° Printemps de Bourges, le "petit reporter" de La Bouinotte était de la fête, et il va passer 6 jours à marcher, attendre, écouter, prendre des photos, parler et même assister à moult concerts.

Tout commence le mardi soir, c'est en fin d'après midi le temps des inaugurations des stands, en commençant par celui de la Ville de Bourges, puis les Conseils Général et Régional. Le "Tout Bourges " est là, cherche des artistes qu'il ne trouve pas et des petits fours dont il se gave….

Pas de grands discours, car l'inauguration du Festival, c'est le premier spectacle qui se déroule au Palais d'Auron : Rona Hartner, venue de l'Est avec sa gouaille et sa vitalité , un succès assuré. Elle est suivie d'Emir Kusturica et un groupe au nom américain. En fait, l'Emir reste sur la gauche de la scène avec sa guitare, très discret et sur scène, une bande de musiciens autour d'un chanteurs "fou" tous sont montés sur piles rechargeables délivrant un son frisant les 110 décibels….

Le lendemain, les oreilles en ont prit un coup, et la distribution de boules K…. (bouchons sur oreilles) bat son plein. C'est une journée calme, et les trois scènes ouvertes gratuites accueillent les artistes en herbe (mais sans herbe). Une musique très variée, et au passage, on peut découvrir le "de Palmas de demain", car celui d'aujourd'hui passe le soir au Phénix, un beau chapiteau sans piquet contenant près de 6000 places.

Le jeudi, c'est déjà la vitesse de croisière qui s'installe, les tartiflettes me servent de repas de midi, et vers 18 heures, les réceptions de tous ordre permettent quelques rencontres. C'est ainsi que je retrouve Rokia Traoré, la belle et attachante chanteuse malienne, qui nous vient me dit-elle "d'Amiens ou je vis depuis plusieurs années". Et le soir, je la vois sur scène, dans un magnifique récital, passant juste avant Amadou & Mariam, et un peu avant Bernard Lavilliers, un garçon musclé mais au tour de chant impeccable d'autant que la sono dans ce Phénix ce soir-la est excellent. Une super soirée de 19 H à minuit et demi pour le "petit reporter de La Bouinotte".

Le lendemain, après avoir ingurgité le Kebab traditionnel et réclamé, en vain, un produit du même type "made in Berry", c'est la ballade dans les stands de fringues, de lampes, de bijoux, de sculptures africaines, dans une foule qui s'accroît de jour en jour.
Le soir, c'est ma participation à Canal +….. comme spectateur, et je peux enfin serrer la main de Stéphane Bern qui fait son émission "20 H 10 pétante" à 19 heures 10…. Et se gausse du Berry et des Berrichons. Ils sont installés dans une grande tante (tente) sur, comme ils disent "la place de l'église", nom que donnent ces impertinents à la magnifique place de la Cathédrale de Bourges. Mais Canal + c'est une belle image et seuls quelques grincheux se fâcheront de leur ton.

Le soir est plus délicat à gérer, le Phénix a été pris d'assaut par le Reggae, la fumée est intense, et je n'y reconnais aucune effluve connue. Je constate sur le plan musical que le gospel des "papy de The Blind Boys of Alabama" est excellent et mérite le détour.

Le samedi, et la fatigue arrivent. J'assiste à plusieurs talents scène, et je participe à l'émission de Radio Berry Sud en direct de Bourges de 12 H à 13 H. Avec Alain Meilland, un des fondateurs du Printemps de Bourges en 1977, nous parlons de tout, de l'évolution du Printemps, comme du nettoyage de la Ville.

Le soir, c'est le rock fort…. Avec des groupes comme TTC (140 décibels au compteur) ou Mass Hystéria et ça déménage. A La Soute (nom de la grande salle de la Maison de la Culture), le régional de l'étape fait la première partie de Karen Ann, et c'est le jeune Florent Marchet, un vrai berrichon qui triomphe sans moi : il n'y avait plus une seule place.

Et c'est le dernier jour, la conférence de presse se déroule vers 11 heures ce dimanche, les organisateurs sont fatigués et les journalistes crevés. Le Printemps 2005 a été un succès, Daniel Colling, le patron est aux anges et Tina Poulizac heureuse : 65 000 places délivrées, les salles remplies à 100% et plus et parmi les 609 journalistes accrédités, se trouvait le "petit reporter de La Bouinotte" qui n'a pas su poser sa question, coincé entre le Figaro et Libération.

L'après midi, un concert géant et gratuit se déroula sous le Phénix, et après un méchoui pris sur place, Amestoy Trio commença l'après midi. Des familles entières de berruyers étaient là, les festivaliers eux, étaient las, et le rythme du groupe "Debout sur le Zinc" c'est son nom triompha.
A l'année prochaine pour le 30 ° Printemps de Bourges.

En savoir plus sur le Printemps de Bourges et l'édition 2005, allez sur le site officiel du Printemps :


http://www.printemps-bourges.com/


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