Jean Claude Sandrier est né
le 7 août 1945 dans l'Allier à Gannat. Il possède
un brevet de technicien supérieur de chimie.Il commence
sa carrière comme technicien aux Etablissements militaires
de Bourges. Là, il travaille sur les poudres et les explosifs.
C'est en 1977, alors que la gauche accède au pouvoir
municipal de Bourges qu'il devient Secrétaire fédéral
du parti communiste du Cher.
Il entre dans la municipalité dans le second mandat
de Jacques Rimbault en 1983, s'occupant des sports. Adjoint au
maire, il devient premier adjoint en 1989, puis maire de Bourges
après le décès de Jacques Rimbault.
Il est élu Conseiller Général en 1988.
Il est maire de 1993 à 1995.
Elu député du Cher en 1997, réélu
en 2001.
1993 Jean Claude Sandrier élu maire de Bourges
Sur le plan municipal, à la suite de la maladie du
maire Jacques Rimbault, c'est le premier adjoint qui remplace
le maire dans toutes ses fonctions en cas d'empêchement
de ce dernier, selon l'article L122 13.
Et c'est ainsi que Jean Claude Sandrier prend provisoirement
la fonction, en attendant le retour "du patron".
Jean Claude Sandrier se retrouve maire de la ville le 2
juin 1993. Son premier adjoint est Gilbert Camuzat, le second,
Jean Pierre Saulnier, puis suivent une dizaine d'adjoints tels
Edme Boiché, Bernard Gourdon, Marguerite Renaudat
etc
Jean Claude Sandrier est né le 7 août 1945 dans
l'Allier à Gannat. C'est un homme discret ou secret qui
parle rarement de lui-même. Le dauphin de Jacques Rimbault
ne sourit pas toujours, il le reconnaît, " on me dit
" froid ", mais c'est de la timidité",
et s'il n'est pas un joyeux fêtard, il se souvient de sa
jeunesse et du chemin de fer qui passait devant la maison de
sa grand-mère, " petit, dit-il, je voulais être
chef de gare".
Son père était marbrier à Châteaumeillant,
le jeune Jean Claude poursuit de bonnes études, obtenant
un brevet de technicien supérieur en chimie.
Il entre à sa sortie de l'école au laboratoire
des poudres et explosifs des Etablissements de Bourges que les
Berruyers appellent alors " la pyro ". Dès 19
ans, il adhère au Parti communiste, et devient en 1977
secrétaire fédéral du Parti communiste du
Cher, un poste qu'il conserve jusqu'en 1988 date laquelle à
il devient conseiller général. Il n'entre pas dans
la vie municipale en 1977 avec l'équipe de gauche de Jacques
Rimbault, mais seulement en 1983. La vie municipale le conduit
à devenir adjoint chargé des sports en 1986, puis
premier adjoint après le succès de la gauche en
1989. Car Jean Claude Sandrier est un bon sportif, amateur de
tennis, puis de golf, tout en ayant des yeux particuliers pour
les footballeurs du FCB (Football Club de Bourges).
Dans une interview donnée à La Nouvelle République,
le 30 novembre 1990, à la veille du congrès nationale
du Parti communiste, le maire de Bourges évoque le communisme,
son unique voyage à Moscou, et les dogmes qui s'effacent
les uns après les autres :
"En 20 ans, on s'est débarrassé
de la dictature du prolétariat, aujourd'hui, c'est le
centralisme démocratique que l'on efface. La société
française a changé et le Parti s'est greffé
sur ce tissu en mutation".
Dans ce portrait de Dominique Hérault, Jean Claude
Sandrier se confie sur des sujets très personnels, comme
la religion, " pour moi, il n'y a rien avant ni après
la vie mais je respecte la liberté de penser", et
il ajoute comme pour s'excuser : " je possède
tout de même une bible ". Dans ce portrait, apparaît
Claudette sa compagne, qui est souvent à ses côtés.
Il parle de ses loisirs, aime les émissions de variétés
à la télévision, et possède une belle
collection de disques des Beatles. Sa couleur préférée
est le
bleu et il n'aime ni les carottes ni les concombre
!
Jean Claude Sandrier travaille beaucoup sur le moyen de
faire face à la baisse des marchés d'armement.
Il suggère en août 1993 que 1% du budget de la Défense
soit affecté " à la conversion des sites"
et il demande un directeur de projet pour le Centre de sécurité
civile.
Lorsqu'il prend les fonctions de premier magistrat de la commune
de Bourges, Jean Claude Sandrier commence à être
véritablement connu. En homme discret, dans l'ombre de
Jacques Rimbault, il ne s'est jamais mis en avant. Il travaille
beaucoup ses dossiers, et comme tout ancien des Etablissements
militaires, il en prône la reconversion. Ses interventions
concernent souvent le Pôle de la Sécurité
civile, Sécure et la diversification.
Pour lui, " Bourges digère mal la délocalisation
ratée de l'ONF
. Pas question de se laisser faire
! Il s'agit de récupérer les 250 emplois de l'ONF".
Il propose de délocaliser les services de la Sécurité
civile et, " pourquoi pas, la direction de la Musique
et de la danse", qui dépend du ministère
de la Culture.
Jean Claude Sandrier
prend les rênes de la Ville
Dans son premier discours comme maire, Jean Claude Sandrier,
évoque la mémoire de son prédécesseur
à qui le 22 mai, "la
municipalité a prêté un serment : celui d'être
fidèle à Jacques Rimbault, à sa ville, à
son action comme il voulait que nous le restions
"
Puis le nouveau maire parle de Bourges, de la démocratie,
et des projets qui sont en train de se finaliser comme "un
nouvel hôpital, une médiathèque moderne,
des équipements sportifs et de loisirs performants
.
Ces atouts et ce dynamisme confortent la place de notre cité
et de son agglomération comme troisième pôle
Régional".
Il ajoute :
"Nous continuons sur ce chemin
de la démocratie. Pas seulement celle qui donne la parole
à chacun d'entre nous une fois tous les 5 ou 6 ans, mais
celle plus riche, plus féconde qui donne la parole à
chacun tous les jours et sur tout".
Il termine en proposant au Conseil
municipal, au nom de la majorité : "de donner au
Stade dit "des Grosses Plantes" le nom de Jacques Rimbault,
de plus, une artère de Bourges portera le nom de Jacques
Rimbault et une autre, celle de Pierre Bérégovoy".
L'opposition, par la voix de Serge Lepeltier signale qu'elle
ne propose pas de candidat pour le poste de maire, puis le député
et conseiller municipal évoque "la légitimité
de Jacques Rimbault qui dépassait largement celle du seul
Parti communiste, uni à ce qui reste du Parti Socialiste.
Le maire d'une ville est en quelque sorte le "rassembleur"
qui prend en compte l'ensemble des préoccupations des
habitants de la ville".
Au fil des mois, Jean Claude Sandrier développe ses projets,
et c'est ainsi que le 24 juin 1993, il parle du Plan régional,
dans lequel on note " la réalisation dans les 5 ans
d'un tronçon autoroutier Bourges-Nevers permettant d'accéder
à l'autoroute Auxerre Troyes
." Un projet capital
pour Bourges, mais en attente
. en 2001 !
Un an après la disparition de son prédécesseur,
Jean Claude Sandrier présente à la presse quelques-uns
des grands dossiers de la ville, la campagne électorale
des prochaines municipales de 1995 est lancée.
Dans les projets, le financement à mi-temps d'un Directeur
de projet pour Sécure est obtenu. Il s'agit de la reconversion
des industries d'armement, avec l'élaboration d'un grand
projet sur "la sécurité". Des rencontres,
réunions, accords avec des villes européennes sont
réalisés, mais cela apparaît pour beaucoup
comme un leurre, car il n'y a pas de concrétisation, autre
que des emplois et postes de fonctionnaires.
Il évoque aussi le tourisme avec la nomination, pour la
première fois à Bourges d'un poste de Directeur
du Tourisme. Puis c'est le projet de la création d'une
classe chanson à l'Ecole nationale de musique, du lancement
du musée des Meilleurs Ouvriers de France et de constater
que " Malgré les difficultés économiques,
le dynamisme de Bourges ne se dément pas".
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La mort de Jacques Rimbault a plus que fortement déstabilisé
la gauche municipale. La stratégie était depuis
le début des années 1980 basée sur le charisme
du maire. "JR" était devenu incontournable,
c'était "le patron" incontesté, menant
depuis 1978 élection après élection ses
troupes à la victoire. Les socialistes, malgré
quelques velléités étaient deux rangs derrière,
bien au garde à vous.
La disparition de J. Rimbault, et sans doute, quelques querelles
internes, n'ont pas facilité la constitution de la liste
pour les municipales de juin 95. Jean Claude Sandrier devient
le nouveau leader, alors que s'efface la fidèle Marguerite
Renaudat, pour cause d'âge, Gilbert Camuzat commençant
à prendre quelque distance avec le local. Le Parti socialiste
est redevenu faible. La presse rapporte le 5 octobre 1994 que
le chef de file des socialistes au Conseil municipal, Jean Pierre
Saulnier "décroche et ne se représente pas".
Dans ces conditions, Pierre Houques revient, lui qui avait été
"évincé" par Olivier Thiais en octobre
1993
Quant à Alain Calmat, ses amis le poussent
pour se présenter à Bourges ou à Saint Doulchard,
mais il retourne en région parisienne, après 7
années passées en Berry.
Comme il le dira souvent, Jean Claude Sandrier a manqué
de temps. Deux ans pour s'affirmer après 16 années
de J. Rimbault, c'est trop peu. Sa stratégie vis à
vis des Berruyers sera basée uniquement "sur le souvenir
du père", c'est à dire sur Jacques Rimbault,
avec des symboles très forts. Le nom de la rue de la mairie
ou le stade des Grosses Plantes, la référence continue
à JR, joue sur l'émotion, c'est bien vis à
vis des fidèles, mais cela n'entraîne pas de troupes
nouvelles.
Les Elections municipales
de 1995
Le premier tour des municipales du 11 juin, est serré,
la liste Lepeltier est en tête avec 45,45% des suffrages,
mais le maire de Bourges, Jean Claude Sandrier est à
quelques voix derrière, il obtient 45,17%.
Le Front national n'obtient que 5,8% et l'extrême gauche
1,8%.
Les huit jours entre les deux tours sont tendus, mais d'une extrême
correction de part et d'autre. Le sommet est un débat
organisé par le Berry Républicain et retransmis
sur les ondes d'Europe 2 le 14 juin 1995. Pour les militants
de "Bourges Plus Fort", " Serge Lepeltier était
plus à l'aise", alors que les partisans du maire
de Bourges répliquent : "Jean Claude Sandrier prend
le dessus".
Second tour, un 18 juin, les résultats arrivent dans les
permanences, bureau par bureau. Les uns favorables à la
gauche, les autres à la droite, c'est très indécis.
La défaite se déplace d'un camp à l'autre
en quelques minutes : alternativement, c'est l'abattement et
la joie. Et puis c'est le résultat, la droite l'emporte
de quelques centaines de voix, très exactement 869 voix
d'avance pour " Bourges Plus fort ", 51,36% contre
48,64%, et Serge Lepeltier sera élu dans quelques jours
maire de Bourges.
Jean Claude Sandrier, sans tristesse excessive est déçu,
il analyse à chaud sa défaite, "
Un contexte particulièrement difficile, juste après
la présidentielle, la présence sur la liste adverse
de deux députés de droite et la femme du troisième,
et le fait que je ne sois pas vraiment un maire sortant".
Jean Claude
Sandreir au Conseil municipal
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J. C. Sandrier revient
au premier plan
Dans un premier temps, la décision de Jacques Chirac
de dissoudre l'Assemblée nationale est fort mal perçue.
Beaucoup, à droite comme à gauche ne comprennent
pas ce qui apparaît comme une "manuvre politicienne"
du Président.
Au soir du premier tour, 5 mai 1997, c'est la surprise à
gauche et la consternation à droite. Pour Serge Lepeltier,
la situation semble perdue, mais pas encore désespérée,
il obtient 32,3% des suffrages, contre 25,2% à son jeune
challenger, mais le candidat du Parti communiste fait 15%.
La vague "rose" s'amplifie et au soir du second tour,
Yann Galut est largement élu, avec près de 54%
des voix contre 46% pour le maire de Bourges.
Dans le Cher, Jean Claude Sandrier reprend à Frank
Thomas-Richard un fief communiste comprenant une partie de Bourges
et Vierzon, autrefois conquise par Jacques Rimbault. Il revient
au premier plan, sa présence a "payé",
une première revanche après 1995 !
La droite sauve, avec le charismatique Yves Fromion le siège
de député de Bourges-Aubigny-Sancerre face à
l'ancien préfet du Cher Roland Hodel.
Ces législatives marquent la défaite de Chirac
et de toute la droite, une nouvelle cohabitation commence, Lionel
Jospin devenant Premier ministre d'une gauche victorieuse.
La circonscription de Bourges-Sancerre est tenue par Jean François
Deniau. Il ne se représente pas, certains évoquent
sa prochaine candidature au Sénat, chambre qui lui irait
parfaitement bien. C'est ainsi que le maire d'Aubigny, Yves Fromoin
franchit "le Rubicon", se présente le 2 février
1997 sous l'étiquette RPR contre le candidat officiel,
l'ancien ministre Yves Galland, lequel fait équipe avec
Frédérique Deniau, premier maire adjoint de Bourges
et épouse du député. C'est le début
d'une belle bataille interne, qui abouti au retrait de M. Galland,
la guerre à droite fait rage et va laisser des traces.
Le Conseil municipal de Bourges comprend toujours 2 députés,
Mrs Sandrier et Galut ont remplacé Mrs Lepeltier et Thomas-Richard,
la situation ne manque pas de sel !
La campagne électorale
des municipales de mars 2000
C'est juste avant les vacances de l'été 2000
que commence timidement la campagne électorale. Chacun
informe les électeurs de la suite des opérations.
Serge Lepeltier distribue un journal de 4 pages avec pour thème
"Bourges avance", en reprenant l'ensemble des réalisations
effectuées en 5 ans. Au plan du concret, et en comparaison
avec le premier mandat de Boisdé ou de Rimbault, c'est
le record en matière de réalisation.
L'opposition municipale, avec Jean Claude Sandrier n'est
pas en reste et la liste s'affine, emmenée par les dirigeants
locaux du Parti communiste, les premiers tracts "veulent
redonner Bourges aux Berruyers". Dans cette gauche plurielle,
quelques tensions apparaissent du côté des "Verts"
de Joël Crotté, alors que les socialistes emmenés
par Yann Galut, Irène Félix et Jean Pierre Saulnier
en ont pris leur
. parti, les socialistes seront une fois
encore sous la coupe des communistes.
Les thèmes portent sur l'économique, la sécurité
et l'environnement pour la droite, sur la future baisse des impôts
et la concertation pour la gauche. C'est à partir des
premiers jours de janvier 2001 que les équipes des deux
côtés se mettent en ordre de marche serré.
Jean Claude Sandrier annonce que la hausse des impôts
des ordures ménagères est inacceptable :
"Il est anormal et injuste
que la municipalité ait procédé à
une augmentation de 102% en 1999. Celle-ci a plus particulièrement
touché les 4000 foyers berruyers non-imposables et qui
n'ont pas bénéficiés de la petite baisse
d'impôts offerte en contrepartie".
La campagne est rude mais correcte. La gauche se focalise
sur l'action déterminante de ses députés
et du gouvernement. Jospin ayant fait une apparition le 5
mars, alors qu'une multitude de ministres, pas moins de 6, viennent
encourager Jean Claude Sandrier. Mais le discours du candidat
de gauche reste très théorique, sans doute trop
général. A droite, Serge Lepeltier veut conserver
à la campagne un caractère local, "il a refusé
l'appui de Bernadette Chirac" et les thèmes sont
très concrets. Les derniers meetings ne manquent pas d'intérêt,
ils sont 300 à venir entre midi et deux heures lors du
passage de Jospin dans la salle de la Chancellerie, et pas plus
dans les deux "grands meetings" de la gauche. La droite
semble beaucoup plus mobilisée dans la même salle
de La Chancellerie devant plus de 700 personnes, pour beaucoup,
c'est un signe.
Le soir du 11 mars 2001, la tension est extrême,
les chiffres tombent bureau par bureau, certains ont basculé,
d'autres non. Avec la somme des deux listes, la gauche est en
avance, comme pour le dernier sondage, mais d'autres résultats
arrivent et à 22 H 30, les résultats du dernier
bureau arrivent, la droite républicaine conserve la
mairie de Bourges, avec 50,2% des suffrages, contre 49,8% à
la gauche.
Pour les chiffres précis, la droite de Bourges Plus Loin
obtient 13053 voix, la gauche plurielle 11624 voix et Lutte Ouvrière
1325 voix. Ce dernier score permet à Colette Cordat d'entrer
au Conseil municipal. La droite fait entrer 37 conseillers municipaux
et la gauche 11.
C'est le soulagement à droite, " nous allons enfin
pouvoir poursuivre ce que nous avons commencé ",
alors que la gauche est sonnée. Encore 6 ans à
attendre, c'est beaucoup, Jean Claude Sandrier sait qu'il
ne sera sans doute plus jamais maire de Bourges, la prochaine
bataille sera entre une droite très large et les socialistes.
Une ère est passée.
Sur un problème de cumul de mandat, J.C. Sandrier quitte
son poste de Conseiller municipal de Bourges, ce n'est plus lui
l'interlocuteur du maire de Bourges..... Il laisse la place à
Yann Galut et Irène Félix, cette dernière
prenant de plus en plus d'ascendant sur son collègue du
PS.
Jean Claude Sandrier prendra une revanche en conservant son
fauteuil de député en 2001, alors que les
deux autres sièges du Cher sont à droite. Il reste
le leader du parti communiste pour la Région centre et
du Cher.
A suivre
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