Le sport a Bourges par Roland Narboux - Bourges Encyclopédie -

L'ENCYCLOPEDIE DE BOURGES
ECONOMIE
URBANISME
PATRIMOINE
CULTURE
POLITIQUE
ENVIRONNEMENT
HISTOIRE

LE SPORT ET BOURGES
Par Roland NARBOUX

Le sport à Bourges est à l'image des villes moyennes. Avec ses points forts et ses poinsts faibles.

 RETOUR AU SOMMAIRE

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

SUR LE SPORT A BOURGES, DE NOMBREUSES QUESTIONS PEUVENT SE POSER :

Bourges est-elle une ville sportive ?
Comment comptabilise-t-on si les Berruyers sont sportifs ou non ?
Quelles est l'évolution des types de sports en France et à Bourges ?
De quels équipements dispose-t-on au XX ième siècle à Bourges ?

BOURGES LA SPORTIVE ?

Ce fut le slogan du début des années 1990, sous l'implusion de Jean Claude Sandrier, qui maire-adjioint aux sports sous Jacques Rimbault le maire et il devint aussi maire de Bourges pour deux ans.

Il ne faut pas exagérer, on peut considérer deux sortes de sports, celui pour tous, et celui de l'élite qui fait la "Une" des journaux ou aujourd'hui de la télévision.

Au delà du slogan, nous pouvons noter que durant le siècle passé, bien peu de Berruyers ont été reconnus comme de grands sportifs, en individuel ou en équipe.

LES SPORTS DU DEBUT DU SIECLE

Les premières mentions du sport à Bourges remontent à 1902, très exactement le 2 mars, avec au Palmarium-Séraucourt la fondation de l'Union Sportive du Berry. Ce sont les frères Tavernier, Louis et Gaston qui sont des pâtissiers chez son père Georges qui sont à l'origine de cette création. Ils sont une quinzaine de personnes à cette réunion, avec le Prince d'Arenbert, et c'est Louis Tavernier qui est le président de l'USB. Il s'agit alors d'encourager la pratique des sports, le football, le rugby, la course à pied, l'athlétisme, la boxe, le tennis, le tennis.... etc.

Lorsque l'on feuillette les journaux de l'époque, qu'observe-t-on ?, tout d'abord les sociétés de gymnastique. Elles sont nombreuses, et ne demandent pas d'infrastructure particulière, à cette époque, nul ne réclame, une salle chauffée, un terrain éclairé pour la compétition et un autre pour l'entraînement……

En 1912, "la Vaillante" montrait ses gymnastes dans un exercice au sol avec cerceaux. Le siège était avenue d'Issoudun, le président se nommait M. Desroches.

Il y avait aussi l'étoile des marcheurs de Bourges ou encore l'école de gymnastique des sapeurs pompiers.

Mais les noms ne sont jamais innocents, avec "la prolétarienne", avec ses gosses en uniforme de guerriers modernes.
Face à cette dernière, évoluaient les jeunes de "La Biturige" qui avait pour président d'honneur le docteur Besson.

Le sport à Bourges, c'est le rugby et le football, mais les Berruyers vont souvent, le dimanche, acclamer "au Tivoli" les coureurs cyclistes. Sur la célèbre piste de ciment, un des "as" de l'époque, Choury, va être opposé aux frères Narcy, les gloires locales dans le domaine du vélo. C'est en effet dans ces années que les 6 jours de Paris deviennent la grande manifestation sportive du pays. Choury arrive de ces 6 jours, "et ce sera une grande bataille.... elle se déroulera dans une américaine de 80 kilomètres, reste à savoir si les coriaces frangins se laisseront faire sans murmurer, on peut bien dire que non". Tels sont les commentaires de la presse locale, qui est assez peu sportive, si l'on considère la place consacrée au sport local ou national.

Le XXe siècle sera sans aucun doute celui de l'automobile. A Bourges, dès le début des années 1920, la question de la vitesse de ce véhicule est à l'ordre du jour du Conseil Municipal. Un conseiller s'exprime par l'invective : "Il faut prendre un arrêté sur la vitesse excessive". Et de proposer quelques solutions. Le Maire répond calmement, il est impuissant car, dit-il : "Il n'est pas possible de mettre partout des agents de police pour stopper les automobiles, mais on pourrait peut-être verbaliser ! " Et chacun, de donner son avis sur ce problème avec maints détails. Ainsi, il apparaît que sur la partie goudronnée de la rue Barbès, où ça roule très bien, les voitures font du 80 à 100 à l'heure, il faut limiter la vitesse à 25 ou 40 à l'heure, car "aujourd'hui, ce sont les chiens et les chats que l'on écrase", signale un conseiller, "après ce sera le tour des enfants, car les rues des faubourgs sont très populeuses", et il n'est pas question de doubler le nombre d'agents.
En fait, la vitesse règlementaire, vers 1920 est de 14 kilomètres à l'heure, et nul n'applique une telle vitesse. Pourtant la voiture est de plus en plus présente dans les conversations des Berruyers.

 

Les années 1920 à Bourges, c'est le paradis du Rugby dans le domaine sportif. Ainsi, la Dépêche du Berry commence à multiplier ses colonnes consacrées aux matchs du week-end. En octobre 1928, les Berruyers reçoivent l'équipe prestigieuse de Périgueux. Les titres des quotidiens sont éloquents : "le match de l'U.S. Berry contre le C.A. Périgourdin a été une magnifique démonstration de vrai et beau Rugby" et en petit caractère, le score figure sans appel : "L'U.S. Berry a été battue par 35 points à 3". A l'issue du match, la troisième mi-temps se déroula au Café des Beaux-Arts, et le discours du Vice-Président de l'U.S.B., M. Adam, eut des paroles élogieuses avec la référence à Yves Du Manoir, le regretté aviateur-rugbyman, mort au dessus du Berry, un dimanche où il était consigné sur la base d'Avord.

Le football ne semble pas avoir la même aura dans le monde sportif local. On note des petites équipes, dont le Patronage Saint-François qui se fait battre par une autre équipe berruyère.

LES SPORTS "ROIS"

En France le sports au XX ième siècle correspond à une évolution significative de la société. On peut noter que le renouveau des Jeux Olympique date d'un siècle.

C'est sans doute une date majeure.

Pendant le siècle, deux sports surnagent en notoriété sinon en nombre d'adhérents, c'est le football et le cyclisme.

Ce sont des sports de légende, avec les "forçats de la route" au début du siècle ou les Bleus champions du monde en 1998, avec les débordement médiatique et financiers que l'on sait.

Dans ces deux domaines, Bourges a eu quelques heures de gloire.

LE PARC DES SPORTS

Après avoir travaillé sur les Prés Fichaux, puis sur la construction de logements, enfin sur l'installation de l'usine d'aviation, parmi les grands chantiers de Laudier, en 1938, l'un est en cours : c'est la Salle des Fêtes ; l'autre est à l'état de projet, c'est le Parc des Sports.
Il s'agit de construire, en l'aménageant un Parc des Sports sur l'ancien champ de manoeuvre de Séraucourt.

Dans un premier temps, en 1936, Laudier demande un devis pour aménager de manière sommaire l'ancien champ de manoeuvres et ceci avec une subvention escomptée du Ministère de la Santé Publique et de l'Education Physique. Mais le maire ce jour-là n'a pas l'esprit sportif. Il signale qu'il avait déjà fait faire quelques travaux ; on avait installé une baraque et, ajoute-t-il, "quand les sportifs, et c'est utile de le dire n'ont rien, ils réclament. Quand ils ont quelque chose, ils ne s'en servent pas. C'est ce qui est arrivé". Et le Maire de poursuivre sur cette baraque qui servait de refuge à certains clochards. On l'a enlevée car les vitres avaient été brisées, et "on y aurait mis le feu". Après ces paroles quelque peu "antisportives", Laudier passe aux possibilités nouvelles, compte tenu de l'état des finances.

Le premier projet comprend un nivellement et quelques constructions succintes de bâtiments, comme les vestiaires et les WC, la somme prévisionnelle pour les dépenses est de 92 000 francs. Mais ce projet date de trois ans, et, depuis, des compléments ont été demandés, en particulier l'assainissement exigé par le nouveau Conseil Départemental des Sports.
Il y a donc litige entre la Municipalité et les services de la Préfecture. Pour Laudier, qui n'est sans doute pas un grand sportif, "ou bien on revient au premier projet, ou bien, on abandonne tout, purement et simplement, on laisse la responsabilité de ces installations au Comité Départemental". La situation est nette. C'est Charles Cochet qui revient à la charge : " N'oublions pas que les sportifs ont les yeux ouverts sur nos décisions; n'oublions pas qu'ils n'ont aucun terrain pour leurs jeux et leurs exercices. Il faut à tout prix que nous ayions des terrains de sports".
C'est alors que Laudier commence, avec sûreté et précision, à rappeler à chacun "l'histoire" de ce Parc des Sports :
" Le Conseil Municipal a établi son projet en septembre 1936 ; nous avons attendu la subvention jusqu'au début de 1938. Ce n'est tout de même pas de notre faute !
Nous avons alors réuni les usagers et nous leur avons demandé ce qu'ils désiraient, étant entendu que nous disposions de 92 000 francs. Ils ont exprimé unanimement leurs désirs et nous avons établi un deuxième projet selon leurs vues. Aujourd'hui, le Comité Départemental des Sports et Loisirs qui n'existait pas à l'époque demande un autre projet.
Je veux bien qu'on l'étudie à nouveau, mais nous ne serons pas responsables du retard. "

Après une large discussion Laudier, en homme de décision, propose de manière très concrète de revenir au premier projet pour lequel il dispose de 92 000 francs, "afin de faire immédiatement quelque chose, c'est à dire le nivellement et des pistes à titre provisoire".
La proposition est adoptée à l'unanimité moins la voix de Cochet ; pour lui, "ce projet ne donne pas satisfaction avant longtemps aux sportifs".
A noter qu'à cette même séance du conseil municipal, l'attribution d'une somme de 54 960 francs est votée pour le traiteur M. Luquet ; c'est le prix du banquet offert au Président de la République, cela représentait 687 couverts à 80 francs..... La moitié de la somme nécessaire au premier projet du Parc des Sports.

LE CYCLISME

Un constat, jusque dans les années 1960, l'usage du vélo est avant tout de permettre de se déplacer. Ce n'est pas le sport mais le moyen de se rendre à son travail.
Il sera néanmoins très populaire.

Albert Bourlon
A titre d'exemple, Albert Bourlon, le cycliste et son épopée dans le tour de France font régulièrement la première page du Berry Républicain en mal de ligne, et l'on répète une fois encore ce que fut Albert Bourlon.
C'est dans cette année 1947 qu'un Berruyer, Albert Bourlon, va devenir célèbre.
Albert Bourlon était en 1939, l'un des grands espoirs du cyclisme français. Sa captivité en Allemagne pendant la guerre va lui briser une partie de cette carrière qu'il voyait brillante.

Pourtant, en 1947, Albert Bourlon réalisa une échappée monumentale dans le Tour de France. Entre Carcassonne et Luchon, pendant 235 kilomètres, Bourlon sera seul en tête, il deviendra ainsi "le super-spécialiste des échappées solitaires à long cours". A Luchon, il franchit seul la ligne d'arrivée avec plus de 16 minutes d'avance sur le Belge Callens et 22 minutes avant le peloton. Cet exploit ne sera jamais égalé, il reste inscrit "au livre des Records"....Et les Berruyers amateurs de cyclisme vénèrent Bourlon quarante sept ans après l'exploit.

 

Une autre époque pour le cyclisme, ce fut la grande aventure du Tivoli, la piste de vitesse à vélo.

Le Tivoli, est un vélodrôme situé rue du Moulon, donc assez proche de la rivière. Il a été construit en 1912 et a nécessité de très importants travaux de terrassement pour obtenir une vaste plate forme de 90 mètres sur 60 mètres environ plane.Le versant a été rogné sur une cinquantaine de mètres en profondeur, reculant le talus d'autant.

Des noms se révèlent, ce sont les frères Narcy et quelques autres.

Marceau Narcy fut un As de la pédale, il courait sur bicyclette bleu-ciel Alcyon (1910)
La dynastie Narcy évoluait aussi sur les motos, étant agent Peugeot, c'est ainsi qu'un Narcy remporte deux ans de suite la coupe de France de Tourisme sur moto Peugeot dans la catégorie 250 CM3.

Mais le cyclisme en Berry, restera avec deux noms, l'un de l'Indres, Dusseaux, l'autre du Cher Gracsyck.

Paris - Bourges
Une course reste encore vivante, même si elle a beaucoup perdu de son attrait, c'est la course Paris Bourges.
La politique n'était pas toujours la préoccupation essentielle de tous les berruyers et le loisir ou le sport constituait une utile activité. C'est ainsi que le Président-Fondateur de l'Union Cycliste du Berry, Albert Maillet reprend l'idée d'une grande course cycliste : Paris-Bourges.
Cette manifestation aura une première édition en 1913 et dans l'entre-deux-guerres, une dizaine de ce type de course se déroulera avec une dernière course en 1933, remportée par le français Petit. C'est en 1947 qu'Albert Maillet, avec l'aide de son fils, Jean va redonner un second souffle à cette course.
Albert se rappelle de cette période :
"On a repris l'idée de cette course avec le comité de la Foire-Exposition, c'était la grande mode des Paris-ville de province, et c'était devenu le prix de la Foire-Exposition. Nous avions deux cents licenciés à l'époque et c'est Bourlon qui a emporté cette nouvelle édition".

Les coureurs partaient de Boulogne-Billancourt vers Fontainebleau et la RN7 jusqu'à Briare et par le Sancerrois, rejoignaient Bourges. Albert Maillet ajoutait : "On est arrivé à un véritable spectacle. Je me souviens avoir eu des ennuis avec l'usine de Mazières car beaucoup d'ouvriers prenaient un billet de sortie pour s'en aller voir Paris-Bourges".

L'originalité de ce type de course tenait dans l'interdiction d'avoir des équipes constituées, et de permettre à des professionnels et des indépendants de courrir ensembles. Ceci a permis à beaucoup de coureurs du Cher de participer à ces courses. C'est ainsi que Dusseault, de Châteauroux en 1948 et 49 accrochera son nom au palmarès, alors que plus tard, en 1955, le Berruyer Cieleska franchira la ligne d'arrivée en tête.

Cette course Paris-Bourges se poursuivra de manière régulière jusqu'en 1957, puis ne reprendra qu'en 1971, et, depuis, sans trop d'à-coups, elle est devenue la plus importante manifestation cycliste de la région.
Après une fin de siècle difficile, cette course a été reprise sur le plan de l'organisation par un ancien vainqueur du tour de France, Laurent Fignon et les coureurs s'élancent depuis quelques années de ….. Gien pour rejoindre Bourges, et cela s'appelle toujours Paris Bourges.

Le critérium de Bourges


C'était en 1976, très exactement le 24 septembre, en semi-nocturne, avec les grandes vedettes internationales du cyclisme mondial.
On attend Raymond Poulidor, Godefroot, ainsi que les régionaux Yves Hézard et Jean Pierre Danguilaume. Mais parmi les 35 professionnels engagés pour le premier critérium de Bourges, se trouve le grand Eddy Merckx.
Cette aventure, car ce fut une belle aventure, avait été montée par deux passionnés du vélo, Claude Doucet et Rémy Pigois. Le premier est imprimeur à Bourges, et son affaire artisanale, en 1976, bénéficie de son dynamisme, "un sourire ineffaçable, il n'hésite pas à travailler les week-ends pour honorer une commande dans les délais", à ses côtés, Rémy Pigois travaille alors dans le béton, mais il a attrapé le virus du vélo. Animateur, il devient le speaker de la F.F.C., Fédération Française de Cyclisme.

C'est en assistant au critérium de Châteauroux à l'automne 1975 qu'ils se posent à eux-mêmes la question : "pourquoi pas la même chose à Bourges". L'idée est partie. Ils se souviennent de cette année 1958 où Louison Bobet fut victime d'une chute à Bourges dans une course de ce style.... un chat berruyer étant passé devant ses roues. Il y avait là Anquetil et Darrigade. L'épreuve n'avait pas eu de suite à cause des nombreux resquilleurs qui avaient empêché l'équilibre financier des comptes.
Parmi les circonstances favorables, on remarque la présence nouvelle dans les rangs professionnels des frères Meunier, Jean-Claude et Alain, "ils méritaient que l'on fasse quelque chose pour eux".

L'organisation va aller très vite. A la fin de l'année, tout est au point, Bourges aura son critérium International de cyclisme, et cela dès l'année suivante. En Janvier, la presse est informée de l'opération. Et le tandem Doucet-Pigois va se lancer dans l'aventure. Ils vont compter et recompter les chiffres des aides, des recettes de publicité, et comparer le tout aux dépenses. Les buvettes, les juges à l'arrivée, la vente des sandwichs et la vente des billets, tout est minutieusement analysé.

Le pari était risqué car dans ce même week-end, il y avait un match du FCB contre Monaco, alors que le cirque Jean Richard avait planté son chapiteau sur la place Séraucourt, dans le même secteur que celui où se déroulera le critérium.

Ce soir-là, c'est la fête, la course se déroule en semi-nocturne, et "pour une belle course, ce fut une belle course", sans aucun temps mort, il y eut des sprints, des échappées, des démarrages, tout ce qui donne le frisson à chacun des passages des coureurs. Pour une prime ou pour le panache, chacun se battait, avec une ambiance "qui passait au délire" lorsque le maillot à damiers de Jean-Claude Meunier se détachait du peloton.

Devant plus de 10 000 spectateurs enthousiastes, titre un journal local, Merckx l'emporte méritant plus que jamais son surnom de cannibale. D'ailleurs, jusqu'au dernier moment, les organisateurs craindront la non-venue de Merckx, ce dernier, dans les jours précédents, ressentant des douleurs lombaires.
Le vainqueur, dans le tumulte de l'arrivée parlera comme à l'accoutumée en phrases courtes et sobres, signalant que le circuit a été difficile, mais que "s'il a gagné, c'est qu'il est payé pour ça et qu'il ne dédaigne jamais une victoire fut-elle dans un critérium".

Devant ce premier succès, Claude Doucet et Rémy Pigois annonçaient que le public berruyer verrait en 1977, un second critérium. Ce sera le cas et Bernard Thévenet l'emportera. Seule différence importante entre la première et seconde édition, Raymond Boisdé avait écrit un mot d'encouragement dans la plaquette des organisateurs en 1976, Jacques Rimbault rédigera un propos identique l'année suivante....

LES RELAIS JACQUES COEUR

L'athlétisme en France n'a jamais fait recette, et depuis Mimoun à Melbourne, il est bien rare d'attirer la foule à un meeting de course à pied.
Pourtant, ce 31 mai 1975, le stade Séraucourt est plein, ce sont les premiers "Relais Jacques Coeur", une compétition mise en oeuvre par cinq fanatiques de ce noble sport. Ces passionnés de sport sont présents, inquiets de cette grande première, ils scrutent le temps, car en mai, il arrive que la pluie se mêle au spectacle quelqu'il soit. Il y a Rousseau, Pommier, Giron, Alard et Signargout. Chacun, dans sa partie, a mis la main à la pâte et le plateau est magnifique.
Le programme est alléchant, avec une dizaine de relais, aussi bien masculins que féminins, par des athlètes venus de 12 nations. Les meilleurs sont sur la piste en tartan de Séraucourt, ils viennent des pays de l'Est, avec des Russes, Polonais, Hongrois, mais aussi de Suède, de Suisse, et on admire les grands noirs du Kenya, les vedettes de la soirée. La Tunisie est présente avec Gammoudi, ainsi que la championne Roumaine, Natalia Andrée. Au total, ils sont 200 concurrents.
Entre 20 h 30 et 22 h 30, les courses de relais vont se disputer à un rythme effréné, du 4 fois 400 mètres au 4 fois 1500 mètres, ce seront de splendides courses. La France ne sera pas absente, puisque pendant ces deux folles heures berruyères, pas moins de 6 records de France seront battus, ce qui montre le niveau de la compétition.

Succès sportif et populaire, tout semblait réussir pour ces premiers relais Jacques Coeur dont le logo et les médailles avaient été crées par Claude Alard. Malheureusement, pour Bourges et l'athlétisme, ces épreuves originales vont se poursuivre quelques années et bientôt disparaître.... à jamais.

LE FOOTBALL

Pendant les 60 premières années du siècle, le Berruyer joue au football avec deux philosophies, qui ne sont pas des tactiques, il y a d'un côté les catho et de l'autre la laïque.

Il faudra attendre pour une réunification de ces deux équipes pour que le football à Bourges trouve une place.

C'est en 1966 que sont fusionnés les deux clubs.
C'est le grand événement sportif de ces années 1960, c'est la création en juin 1966, du F.C.B., Football-Club de Bourges, dont Boisdé assure la présidence. Elle s'est effectuée par la fusion de deux grands clubs berruyers.
A cette époque, les deux clubs avaient sensiblement la même valeur sur le plan sportif. L'opposition était plus idéologique que sportive. Il y avait le Foyer Sportif Saint-François, issu des milieux de patronages catholiques, le club allait monter en "Nationale" et son président était le premier adjoint au maire : Alfred Depège. A l'opposé, le Racing-Club Berruyer représentait le côté "laïque", et à sa tête, se trouvait le docteur Louis Delamarre, son club restait en division d'honneur.
Sans être du même bord, l'un était MRP, l'autre Socialiste, leurs relations étaient correctes. Mais de là à fusionner, beaucoup d'obstacles restaient à surmonter.
Comme me l'a confirmé Alfred Depège, la crainte de voir une absorption du Racing par le Foyer subsistait, et lors des deux assemblées générales des deux clubs, le 27 mai 1966, les résultats des votes furent édifiants. Au Foyer, sur 51 votants, 39 acceptaient la fusion, alors qu'au Racing, ce fut de justesse que cette fusion fut acquise puisque sur 40 votants, 21 votèrent pour et 16 contre....."ça ne s'est pas fait tout seul" affirme aujourd'hui M. Depège.

Un des points de divergence, c'était la nomination du président du FCB, ce ne pouvait être ni Depège, ni Delamarre. Alors, le premier président sera tout simplement Raymond Boisdé, c'était le 11 juin 1966, tout le monde était d'accord, Bourges allait disposer d'un grand club, capable d'avoir un destin national.
Une demande de subventions "exeptionnelles de démarrage " de 30 000 francs est votée par la ville, mais par la suite, seules seront accordées de simples subventions de fonctionnement, comme pour toutes les sociétés sportives.
L'année suivante, monsieur Depège deviendra président du club !

Le FCB, Football Club de Bourges devient l'équipe phare du département et de la région avec une position proche de l'élite.

Mais le FCB restera dans l'histoire, la première équipe à faire faillite sur le plan financier.

Le stade Jacques Rimbault sera construit en 1992.

LES SPORTS PLUS MARGINAUX

Si l'on interroge aujourd'hui les Berruyers sur le sport à Bourges, nul doute que les filles du CJMBB seront mises au-dessus du lot.

Sur le plan sportif, il est indéniable que la dernière décennie à Bourges aura été celle de l'aventure des "Tangos", il reste à savoir si c'est inscrit dans la durée, mais il faut reconnaître, que ce sport, le basket féminin, si spectaculaire qu'il soit ne fait que rarement la Une de l'équipe ou de TF1. Il est un sport marginal, comme le judo ou le hand ball.

Pourtant, chaque match des tango rassemble au stade du Prado entre 2000 et 3000 personnes, comme autrefois le football.

LE SPORT POUR TOUS

Au début des années 1950, la guerre et ses privations ne sont plus, pour beaucoup, qu'un souvenir, et, malgré les difficultés de ravitaillement et de logement, la population aspire à des loisirs et pratique désormais le sport en toute liberté.

Bourges-Sancerre
Le 26 novembre 1951, plus de 1500 personnes sont venues assister au départ d'une course à pied, alors que, face à la poste de Bourges, ils ne sont que 33 "aventuriers" qui s'en vont, en pleine nuit à Sancerre. C'est en effet le 1er Bourges-Sancerre qui deviendra un des grands moments de la vie sportive berruyère.
Sur les 33 marcheurs, car il s'agissait en fait d'une marche, ils arriveront 30 sur le piton sancerrois après avoir parcouru 57,5 kilomètres, dans le froid, la pluie et le vent. Un "vrai calvaire" notent les chroniqueurs, qui remarquent la prouesse de René Gauvreau, le doyen de l'épreuve.
Le grand initiateur de cette épreuve fut Roger Baraton, alors que l'organisation était placée sous la responsabilité des Cyclo-Touristes Berruyers, dont le secrétaire général était Jean Rousseau.

Autre sport populaire, le cyclisme et le Tour de France qui passe à Bourges en 1953. Mais contrairement à ce qui était envisagé, les primes de la Ville ne peuvent pas être attribuées aux coureurs. En effet, Bourges fut retenue pour être une "Ville-Ravitaillement" et non pas une "Ville-Etape", et le règlement de l'épreuve interdisait de donner ces primes déjà votées par le Conseil Municipal.


Je ne sais si ses performances dépassaient celles de M Dabon, qui est un marcheur bien connu dans les années 2000 en Bery, mais Bourges avait, vers 1930, un champion de marche classé dans le Strasbourg-Paris : Jean Bouchonnet, qui habitait dans l'étrange immeuble du 3 rue Jean-Baffier appartenant à mon grand-père.

Robert Lechêne




 

Le triathlon

LE BASKET FEMININ CHAMPION D'EUROPE

C'est bien le CJMBB qui est au top niveau depuis une dizaine d'années à Bourges avec le basket féminin. Pour en savoir plus : CLIQUER ICI

LE SPORT A BOURGES EN 2006 :

au début de l'année 2006, des panneaux de publicité municipale ont fleuris dans toute la ville, avec des chiffres :

21 500 sportifs licenciés

172 clubs sportifs

20 grands terrains de sports

14 gymnases

7 terrains multispots ("city stades")

3 piscines

1 golf de 18 trous

1 centre hyppique, 1 base d'aviron (sur le lac d'Auron), 1 dojo.... etc


LE RUGBY A BOURGES EN 2007

Texte écrit en décembre 2007 par nom: Lhomond François

FUSION de l\'USBerry Rugby ( 1902) et du BRP rugby( ex BAC)et création d\'un seul club: BOURGES XV

INTRODUCTION

. L'année 2007 ( en juin) est celle de la coupe du monde organisée par la France.
. C'est également l'année où les 2 clubs de rugby berruyers vont se regrouper pour ne former qu'une seule entité, qui devrait permettre d'avoir à Bourges un grand club de rugby : « Bourges XV »
. Les dirigeants actuels des clubs, se sont accordés et mobilisés sur un plan de développement et ont déterminé des objectifs à mettre en place.

. Le fil conducteur est la « Coupe de Monde ». C'est une opportunité incomparable, elle peut et doit nous servir de levier pour attirer les jeunes vers le rugby.

. Bureau exécutif : 12 personnes

. Présidents : Jacques BOYER et Jean-François Munoz
. Vice-présidents :
o Daniel FREGIER et Gilles Le Rallier. ( seniors)
o Gilles Gondek et Emmanuel Jardat. ( EDR et jeunes)
. Secrétaire Générale : Inès Dussauze - ; Secrétaire adjointe : Camille Gondek
. Trésorier : Dominique Décherat - Trésorière adjointe : Murielle Martin
. Partenariat: Patrice Mazeri et François Lhomond

. Objectifs :

. Insertion sociale des jeunes par la pratique du rugby
. Accentuer l'aspect éducatif. « Ecole de rugby = Ecole de la vie »
. Passer de 400 à 500 membres sous 3 ans
. Faire monter l'équipe seniors en F2 et continuer notre progression
. Faire jouer les équipes de jeunes dans le championnat le plus élevé
. Être le club support du Centre de formation du Cher

. RECRUTER et INTÉGRER
. Elargir le recrutement local au niveau de l'école de rugby
. Procéder à un recrutement régional
. Accueillir et suivre dans chaque commission les joueurs.

. FORMER
. Assurer une formation de l'encadrement.
. Essaimer au niveau départemental, pour créer une image forte de la pratique du rugby.

. COMMUNIQUER
. Avec les médias pour montrer notre existence et nos objectifs et créer un véritable « Club d'Entreprises »

. RECRUTER

. Recruter les plus jeunes
. L'augmentation du nombre d\'adhérents ne peut se faire par le haut de la pyramide des âges. Il convient donc de mettre en place les moyens nécessaires pour développer l\'Ecole de Rugby et les catégories jeunes, d\'où des actions dans les quartiers et les communes avoisinantes, et en milieu scolaire.
. Actions dans les quartiers
. Les Journées Portes Ouvertes »
. Cycle d'initiation ( quartiers de Bourges et environs)
. Journée de masse
. Politique de la Ville
. Actions dans les établissements scolaires
. Contrat Educatif Local
. Section rugby du Collège Littré
. Section rugby au Lycée Alain Fournier
. Rencontre avec l'ovale
. Cycle d'initiation dans les écoles
. Scolarugby
. Planète Ovale
. Convention Lycée Sainte Marie et Sainte Dominique

. Recruter les Aînés
. Pour progresser et se pérenniser au plus haut niveau, nous devons augmenter notre effectif de joueurs confirmés.

. Insertion professionnelle
. Le Club d' Entreprise.
o Nous souhaitons développer nos relations, avec pour objectif la création d\'un Club de Partenaires, pour constituer une bourse d\'échange d\'emplois.
. Les Partenaires de Bourges XV
o Dans le cadre d'un plan global, Bourges XV pourrait obtenir le soutien formel d\'entreprises nationales disposées à apporter leur aide au club.
o France -TELECOM - EDF - Société Générale - Mainpower - Michelin-Administrations
. Accueillir les joueurs et les suivre
. Réaliser un accueil personnalisé, en compagnie de leurs parents s\'ils sont mineurs.
. Etablir un état « des lieux» avec les jeunes: ses besoins, ses demandes, ses difficultés, ses projets de formation ou professionnels, ses acquis rugbystiques.
. Organiser un suivi tout le long de l\'année sportive lors d\'entretiens ou des rencontres collectives.
. Environnement du joueur
. Facilités de recherche de logement avec des relations privilégiées auprès, des HLM, d\'agences immobilières.
. Inscription à des formations.
. Recherche d\'emplois de longue durée, à temps partiel ou saisonniers.
. L' Amicale des Joueurs », sera la cellule d\'animation. Elle organisera et informera de manière régulière des rencontres à thèmes, des repas de club, d'équipes et de l'école, pour créer une véritable vie de club.
. Implication plus importante des dirigeants avec une plus grande présence. Une véritable structure d'accueil au stade Alfred Depège est nécessaire.
. FORMER

o Bourges XV doit entretenir et développer la formation de ses membres. Plus de compétence générera un meilleur enseignement et un meilleur encadrement, qui eux-mêmes accroîtront le plaisir procuré par la pratique du rugby et susciteront l\'intérêt de nouveaux pratiquants.
. L'ambition de Bourges XV est de faire en sorte que les valeurs inhérentes et véhiculées par ce sport constituent une plus-value humaine et professionnelle pour chaque joueur formé au club.

o Réalisation d'un « Plan de développement sportif »
. Pour les seniors.
. Pour les jeunes ( Cadets - Juniors ).
. Pour l'école de rugby

o Réalisation d'une formation « Non formelle »
o Une formation spécifique pour prévenir, appréhender ou solutionner des pratiques de dopage ou de consommation de stupéfiants (la fumette.).
o Nous devons nous engager pour préserver la santé de nos joueurs. Christian BAGATE, de La FFR, a créé un n° vert : 0 8000 15 2000, c'est un espace destiné à aider et orienter les joueurs de rugby en difficulté face au dopage.
o L' Office des Sports de la Ville de Bourges devrait soutenir notre programme.

. COMMUNIQUER

. Bourges XV doit se faire « connaître et reconnaître » par toutes les composantes de l\'environnement social.
. Connaître par une information diffusée le plus largement possible sur son existence, son action et ses objectifs.
. Reconnaître, la place qu\'il entend occuper dans l\'éducation et l\'insertion des jeunes par la pratique du rugby.
. Le rugby doit trouver à Bourges et dans le Cher ses lettres de noblesses.¬

o Avec les Institutionnels
o Entretenir d\'excellentes relations avec les institutions locales et mieux justifier les efforts consentis par celles-ci.

o Avec les médias
o Nous utilisons principalement les deux journaux locaux : BR et NR.
o La presse, notamment les périodiques d\'information des différentes collectivités locales, reste un support à l\'information et à la création de notre notoriété.
o Les médias audiovisuels peuvent aussi nous aider, par l\'organisation de conférences et de tables rondes télévisées ou radiophoniques.
o Il y a aussi les sites « internet » du club et des institutionnels pour nous faire connaître.

o Avec le « GRAND PUBLIC »
o Il est indispensable de communiquer avec le public, pour l'informer de nos actions et pour servir de plate-forme de communication avec nos partenaires.
o Le public doit être un partenaire et un complice.

o Club Entreprise
o Pour pénétrer le monde économique dont nous espérons deux choses: la création d\'une bourse de l\' emploi et un soutien financier, Bourges XV se doit d\'offrir à ces entreprises un véritable lieu de rencontre pour que chacune d\'entre elles puisse percevoir l\'intérêt de sa présence pour aller au devant d\'une jeunesse dynamique et motivée et échanger librement et constituer un véritable réseau relationnel et professionnel.
o Animé par le club, ce réseau devra communiquer lors des matchs de rugby, dans le cadre de rencontres parsemées de spots publicitaires, par un affichage permanent dans les principaux lieux d\'évolution du club, par un bulletin d\'information périodique, par des soirées avec la présence de joueurs.
o De la vivacité de ce réseau, dépendront la crédibilité et les ressources nécessaires au développement de Bourges XV.

o Réflexions.


o Aujourd'hui, il y a une équipe de dirigeants bénévoles, des deux clubs, qui a pris ses responsabilités.
o Sa seule ambition est de permettre aux jeunes de Bourges et du Cher, de pratiquer à un haut niveau, le sport qu'ils aiment.
o Elle va s'investir pour convaincre l'ensemble des personnes de chaque club que c'est la bonne solution pour notre sport.
o Nous mesurons les difficultés auxquelles nous allons faire face, un « Projet Club » en a fait l'inventaire.
o Nous sommes convaincus que au delà du rugby, nous faisons de l'éducation et de l'insertion sociale des jeunes.
o Permettre aux jeunes de dépenser leur trop plein d'énergie sur un stade, est de loin préférable à l'aventure des rues.
o Mais au delà de nos « bonnes volontés », il y a des problèmes que nous ne pouvons pas faire évoluer et qui sont liés à la réussite de notre: « Plan de Développement ».

o Lieu de vie.
o Le fait d'installations géographiquement éclatées constitue une entrave à la vie en commun, à la convivialité, à la bonne intégration des membres du club.
o Ce lieu de vie devrait nous permettre :
. De réaliser le travail administratif que tout club doit faire.
. De nous réunir : pour faire vivre et évoluer le club.
. De nous rencontrer, pour développer la convivialité entre nous.
. De pouvoir réunir nos partenaires, pour leur bonne intégration à Bourges XV
. De recevoir pour le repas d'après match, les équipes visiteuses, les partenaires et les représentants des institutions locales.
o Terrains de sport.
o Le regroupement des 2 clubs entraîne inévitablement des difficultés d'ordre matériel et logistique. En effet, il faudra désormais organiser les différentes sections sur 4 lieux différents, tenir compte des contraintes spécifiques de chaque stade (disponibilité, état de la pelouse, éclairage, .).
o Par ailleurs, pour satisfaire chaque équipe, il faudra solliciter un grand nombre de créneaux, ou un autre terrain d'entraînement au stade, A Depège.

. Si nous sommes écoutés, compris et aider, « Bourges XV », sera une réussite,
. Pour le bien de la jeunesse de Bourges et du Cher. . A XV VAILLANT RIEN D'IMPOSSIBLE


 


 

 

 

 

 
VOICI LES 10 ARTICLES LES PLUS LUS : LE HIT PARADE DE L'ENCYCLOPEDIE
 
Les francs-maçons
Agnès Sorel
L'alchimie
La Nouvelle République
La Bouinotte, magazine du Berry
Serge Lepeltier
Chiffres essentiels
Les Templiers
Le Berry Républicain
Monuments Historiques Classés

 Et puis une nouveauté :

L'information et l'actualité à savoir sur Bourges, en quelque clip et quelques lignes :

CLIQUER ICI

 

Vous souhaitez enrichir le site de l'Encyclopedie de Bourges ?

Envoyez votre contribution grâce au formulaire ci-dessous :

Votre nom :

Votre email :

 

Site référencé par Bourges.net